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INTRODUCTION
Au cycle des approfondissements, l'élève
continue à acquérir les bases de son éducation : maîtrise
du langage et de la langue française, éducation civique, mathématiques,
éducation artistique et éducation physique. Toutefois, il y accède
différemment, car il entre dans une phase de son développement psychologique
qui lui permet de construire des connaissances de manière plus réfléchie,
de s'approprier des instruments intellectuels plus assurés. Il reste cependant
plus que jamais nécessaire de solliciter toutes les facettes de son intelligence
et, plus particulièrement, ses capacités d'action et sa sensibilité.
Ainsi, la pédagogie du cycle 3 ne doit pas se replier sur une conception
abstraite et formelle de l'accès aux connaissances. Elle reste appuyée
sur l'expérience concrète.
En entrant au cycle 3, l'élève franchit
une étape importante de sa scolarité. Les compétences qu'il
vient d'acquérir en lecture et en écriture lui permettent d'enrichir
ses possibilités d'information et de renforcer ses apprentissages. Les
savoirs et les savoir-faire mathématiques qu'il a découverts lui
donnent la possibilité de décrire plus rigoureusement les phénomènes
auxquels il s'intéresse et leur évolution. Certes, il n'a encore
que peu d'autonomie dans l'usage des uns et des autres, et le cycle 3 va être
l'occasion d'acquérir, dans chacun de ces domaines, une maîtrise
plus affirmée. Il sera aussi une ouverture vers de nouveaux enseignements
: histoire, géographie, observation réfléchie de la langue
française (grammaire), langue étrangère ou régionale,
sciences expérimentales et technologie.
Les enseignants disposent de trois années pour
permettre à chaque élève, sans exception, d'acquérir
des savoir-faire intellectuels, l'appétit de savoir et des attitudes à
l'égard d'autrui sans lesquels il ne pourra bénéficier de
l'enseignement qui lui sera proposé au collège. Ils disposent aussi
de ces trois années pour continuer à faire de la mémoire
de leurs élèves l'instrument privilégié de l'intégration
des connaissances nouvellement acquises. Dans cette perspective, les programmes
sont organisés de manière à articuler deux grands domaines
généraux - la maîtrise du langage et de la langue française,
l'éducation civique - avec des enseignements maintenant plus ancrés
dans leurs disciplines de référence, qui fournissent à chacun
les bases d'une culture équilibrée.
La maîtrise du langage et de la langue française
constitue le premier pôle. Elle doit être, pour chaque enseignant
du cycle 3, la priorité des priorités et une préoccupation
permanente. Aucun élève ne doit quitter l'école primaire
sans avoir cette assurance minimale dans le maniement du français oral
et du français écrit qui permet d'être suffisamment autonome
pour travailler au collège.
L'accès à la maîtrise du langage,
telle qu'elle est définie par les programmes, peut se heurter au fait que
certains élèves arrivent en début de cycle sans avoir acquis
les bases de la lecture et de l'écriture. Il peut en être de même
pour les mathématiques. La différenciation des enseignements dont
ces élèves doivent bénéficier doit faire l'objet d'un
"programme personnalisé d'aide et de progrès" (PPAP (5).
Un accompagnement plus individualisé dans les moments de la progression
qui visent les objectifs généraux de maîtrise du langage peut
suffire dans certains cas, des moments spécifiques doivent être dégagés
dans d'autres. Pour tous les élèves, les compétences relatives
à l'usage du langage oral, de la lecture et de l'écriture qui devront
être acquises en fin de cycle 3 supposent un travail assidu et régulier
et, donc, pour les enseignants, l'élaboration d'une programmation rigoureuse
mettant en jeu des progressions d'apprentissage ordonnées.
Cette partie si importante du programme comporte deux
types d'horaires : des horaires propres et des horaires transversaux. Les premiers
sont répartis sur plusieurs champs disciplinaires : "littérature
(dire, écrire, lire)", "observation réfléchie de la langue
française (grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire)", mais aussi
"langue étrangère ou régionale" contribuant à une
première prise de conscience des différences qui distinguent le
français, et "vie collective" dont le temps hebdomadaire de "débat
réglé" est l'occasion la plus féconde d'entraîner chacun
à l'usage de la parole. Les seconds sont transversaux et concernent tous
les champs disciplinaires sans exception : un temps significatif de chacun d'entre
eux devra être consacré à l'apprentissage du parler, du lire
et de l'écrire dans le contexte précis des savoirs et des types
d'écrits qui le caractérisent.
Cela conduit certes à une organisation plus
complexe des emplois du temps, mais c'est un choix délibéré.
En effet, la maîtrise du langage ne peut en aucun cas être acquise
dans des exercices formels fonctionnant à vide. En particulier, si l'on
souhaite que chaque élève comprenne les textes qu'il lit, il est
nécessaire qu'il sache se servir du code alphabétique pour reconnaître
quasi instantanément les mots qu'il rencontre, mais il est tout aussi nécessaire
qu'il ait acquis des connaissances fermes et dispose d'une culture suffisamment
riche pour se donner des représentations précises de ce qu'il a
lu. Bref, la maîtrise du langage écrit s'acquiert d'abord dans tous
les domaines spécifiques du cycle 3 grâce aux multiples connaissances
qu'ils assurent. Pas une minute ne doit être soustraite des enseignements
qui donnent à chacun une solide culture sous prétexte que certains
élèves ne lisent pas comme ils le devraient ou ont des difficultés
d'écriture. Ce sont ces derniers qui ont le besoin le plus évident
de cet apport irremplaçable. Chaque lecture, chaque projet d'écriture
doit venir s'ancrer dans une activité qui, par ailleurs, construit des
connaissances précises.
Ainsi, la maîtrise du langage et de la langue
française est une dimension présente dans toutes les activités
du cycle 3, elle doit avoir une place précise dans chaque progression d'apprentissage
et faire l'objet d'évaluations régulières. Bref, elle doit
être un souci constant des maîtres. Pour aider ces derniers à
organiser leur enseignement, un tableau récapitulatif des compétences
relatives au parler, au lire et à l'écrire qui doivent être
visées dans chaque domaine est proposé à la fin du chapitre
"Maîtrise du langage et de la langue française".
L'éducation civique
est l'autre pôle organisateur d'une école qui se caractérise
par le fait que les savoirs s'y constituent collectivement. Sans une conscience
claire des contraintes du "vivre ensemble", l'élève ne peut découvrir
les horizons que la confrontation avec autrui ouvre à chacun. C'est dans
ses dernières années d'école primaire qu'il apprend véritablement
à construire, avec ses camarades et avec ses enseignants, des relations
de respect mutuel et de coopération réfléchie qui permettent
une première sensibilisation aux valeurs civiques. L'habitude d'envisager
les problèmes posés par la vie collective, lors de réunions
régulièrement prévues à l'emploi du temps (une heure
par quinzaine), est, au cycle 3, un aspect important de cette éducation.
Celle-ci se nourrit aussi des connaissances acquises par ailleurs.
Les autres enseignements du cycle 3 se distribuent
en quatre grands domaines : le premier visant la langue française et l'éducation
littéraire et humaine, le deuxième l'éducation scientifique,
le troisième et le quatrième mettant plus directement en jeu le
corps avec l'éducation artistique d'une part, l'éducation physique
et sportive de l'autre. Aucun de ces domaines n'est fermé sur lui-même.
Il faut constamment apprendre aux élèves à réutiliser
les compétences et les connaissances qu'ils ont acquises, hors du champ
particulier dans lequel elles ont été construites.
Dans le premier domaine,
langue française et éducation littéraire et humaine,
ont été rassemblés des enseignements qui se renforcent en
permanence les uns les autres tant par les connaissances qu'ils structurent que
par les compétences communes qu'ils permettent d'acquérir. Ils constituent
les bases d'une culture solide que les autres grands domaines viennent enrichir.
La littérature fait
partie de cette culture sans laquelle la plupart des références
de la conversation ordinaire (a fortiori de nos lectures) nous échappent.
Il ne s'agit pas, évidemment, d'instaurer au cycle 3 des techniques d'explication
des textes qui ne pourraient être à ce niveau que des bavardages.
Il faut, au contraire, que les enfants lisent et lisent encore de manière
à s'imprégner de la riche culture qui s'est constituée et
continue de se développer dans la littérature de jeunesse, qu'il
s'agisse de ses "classiques" sans cesse réédités ou de la
production vivante de notre temps. C'est sur la base de ces lectures que peuvent
se développer dans l'école des débats sur les grands problèmes
abordés par les écrivains, comme sur l'émotion tant esthétique
que morale qu'ils offrent à leurs lecteurs. C'est sur la base des mêmes
lectures que les enfants découvrent le plaisir de dire les textes qui les
ont marqués ou de prolonger dans des tentatives d'écriture le plaisir
qu'ils ont eu à les fréquenter.
On ne saurait apprendre à maîtriser le
langage, en particulier écrit, sans une observation
réfléchie de la langue française (grammaire, conjugaison,
orthographe, vocabulaire).
C'est lorsqu'on comprend les logiques d'une langue que l'on peut prendre plaisir
à jouer avec elle et le faire avec efficacité. C'est parce que l'on
aura pris le temps de cette réflexion, dans le cadre de l'horaire qui lui
est réservé, que l'on pourra, chaque fois qu'on écrit (dans
n'importe lequel des domaines d'enseignement du cycle 3), faire référence
à ces observations patiemment effectuées pour réviser les
textes élaborés et s'assurer d'une relative sécurité
orthographique. Cette plus grande familiarité avec la structure de la langue
permet aussi de mieux comprendre les textes qui, du fait de leur relative complexité,
résistent à une interprétation immédiate. Toutes les
dimensions de cette observation, qu'elles concernent la syntaxe, la morphosyntaxe
ou le lexique, peuvent être explorées.
L'enseignement des langues étrangères
ou régionales
a été rapproché de cette découverte du fonctionnement
de la langue française. Ce n'est pas parce qu'on suppose que la langue
étrangère s'acquiert seulement par la maîtrise de la grammaire.
Bien au contraire, le programme est tout entier placé sous le signe de
l'exploration de situations de communication, d'autant plus consistantes pour
l'élève qu'elles s'inscrivent dans des situations ordinaires de
sa vie, tant à l'école qu'en dehors. Les enfants doivent pouvoir
évoquer des moments de leur existence pour les mettre en regard avec l'expérience
d'élèves d'autres pays et se donner des moyens d'entrer directement
en contact avec eux. Les langues régionales jouent le même rôle,
en particulier lorsqu'elles permettent aux élèves de nouer des relations
avec d'autres générations. La découverte de ces langues est
un appui pour consolider la réflexion sur la langue française. Elle
est aussi une ouverture sur le monde, qu'il soit lointain (langues étrangères)
ou proche (langues régionales).
L'histoire et la géographie aident
l'élève à construire une première intelligence du
temps historique et de la diversité des espaces transformés par
l'activité humaine. Elles lui donnent les références culturelles
nécessaires pour que le monde des hommes commence à prendre du sens
pour lui. Tout en continuant à réserver à l'histoire de France
et au territoire français une part prépondérante, ces enseignements
ouvrent une dimension européenne et même mondiale aujourd'hui indispensable.
Appuyés sur une première découverte du document en histoire,
sur la lecture des cartes et des paysages en géographie, ils élargissent
la curiosité des élèves et leur offrent des connaissances
qui pourront être réinvesties utilement en littérature, en
sciences expérimentales ou en éducation artistique. L'histoire et
la géographie fournissent enfin un appui solide à l'éducation
civique par les savoirs qu'elles apportent et la méthode critique qu'elles
développent. Plus largement, la comparaison avec des sociétés
différentes dans le temps et l'espace doit permettre à l'élève
de se construire une identité forte, à la fois sûre d'elle-même
et ouverte, fondée sur la conscience de s'inscrire dans un héritage
et de participer à l'aventure d'un espace commun à tous les hommes.
Une autre importante nouveauté réside
dans le domaine voué à une première éducation scientifique.
Les mathématiques, d'un côté, les sciences expérimentales
et la technologie, de l'autre, doivent être aussi souvent que possible liées
dans la mise en œuvre des programmes. Si, en mathématiques, une réflexion
nouvelle sur l'apprentissage du calcul se fait jour, qui prend en compte les machines
susceptibles de suppléer l'homme dans ce domaine, l'essentiel du programme
réside dans l'orientation pragmatique d'un enseignement des mathématiques
centré sur la résolution de problèmes. Par là, les
connaissances élaborées dans les différents domaines des
mathématiques prennent leur signification. Elles deviennent des instruments
disponibles pour traiter nombre de situations et pour entrer dans les sciences
d'une autre manière. Le nouveau programme de
sciences et technologie est,
en effet, résolument centré sur une approche
expérimentale. Les connaissances
proposées sont d'autant mieux assimilées qu'elles sont nées
de questions qui se sont posées à l'occasion de manipulations, d'observations,
de mesures. Ces enseignements s'ouvrent aussi sur les grands problèmes
éthiques de notre temps auxquels les enfants sont particulièrement
sensibles (développement économique, environnement ou santé).
Un autre domaine a été revisité
: celui qui, sous le nom d'éducation
artistique, met l'accent sur
une intelligence sensible que seules de véritables pratiques développent.
Comme dans les cycles précédents, il permet d'aborder deux grands
champs, les arts visuels et la musique, complétés par le théâtre
et la poésie (en liaison avec le programme de littérature), et la
danse (en liaison avec le programme d'éducation physique et sportive).
La pratique de la voix est au cœur des activités musicales comme du
théâtre ou de la poésie. Le dessin reste une part importante
des arts visuels qui s'ouvrent aussi à la photographie ou au cinéma.
La découverte ordonnée des œuvres majeures est un autre aspect
nouveau de ce programme. Chaque écolier devra avoir rencontré celles
qui, désignées dans les documents d'application annexés au
présent programme, constituent une culture de référence partageable.
Le contact avec celles qui sont directement accessibles du fait de leur proximité,
et dont la liste est fixée dans chaque académie, est le second volet
de cette première initiation à l'histoire de l'art.
L'éducation physique et sportive,
au cycle 3, vise comme dans les cycles antérieurs la structuration de la
personne et la transformation de soi. Toutefois, le développement des capacités
et des ressources nécessaires aux conduites motrices prend, à cet
âge, une dimension nouvelle. Par ailleurs, la découverte active du
patrimoine culturel que représentent les diverses activités physiques,
sportives et artistiques mettant en jeu le corps contribue à doter chaque
élève d'une vision des pratiques sociales correspondantes qui ne
se limite pas aux quelques caricatures trop souvent tracées. L'acquisition
des réflexes nécessaires à la sécurité et des
compétences et connaissances susceptibles de maintenir le corps en forme
est un aspect important du respect de soi et, donc, de l'éducation au sens
plein du terme.
Au cycle 3, comme dans les cycles précédents,
les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont des instruments
ordinaires du travail quotidien qui, au même titre que la maîtrise
du langage et de la langue française ne peuvent être exercés
à vide. À la fin du cycle, les élèves doivent avoir
été suffisamment familiarisés avec leurs différentes
fonctions pour avoir acquis sans difficulté les compétences prévues
au niveau 1 du Brevet informatique et internet (B2i) précisées ci
après (V).
De même, l'utilisation réfléchie
des images (fixes ou mobiles) ne fait pas l'objet d'un enseignement spécifique
et se déploie dans chaque domaine, permettant aux élèves
de percevoir aisément les différents usages qui en sont faits.
Pour accéder à une véritable maîtrise
du langage, à un usage autonome de la lecture et à des compétences
déjà solides en écriture, objectifs majeurs du cycle 3, les
élèves doivent lire et écrire tous les jours pendant un temps
suffisant dans tous les domaines disciplinaires. De plus, des ateliers de lecture
sont régulièrement organisés dans chacun de ces champs, notamment
dans celui consacré à la littérature. Là encore, c'est
la régularité de l'activité qui compte : les temps de lecture
et d'écriture quotidiens ne doivent pas, au total, être inférieurs
à 2 heures.
(5) B.O. n°
42 du 23 novembre 2000, B.O. n° 13 du 29 mars 2001.
Horaires
| DOMAINES |
CHAMPS DISCIPLINAIRES |
HORAIRE MINIMUM |
HORAIRE MAXIMUM |
HORAIRE DU DOMAINE |
| Langue française Éducation littéraire et humaine |
Littérature (dire,
lire, écrire) |
4 h 30
|
5 h 30
|
12 h
|
Observation réfléchie
de la langue
française (grammaire,
conjugaison,orthographe,
vocabulaire) |
1 h 30
|
2 h
|
| Langue étrangère
ou régionale |
1 h 30
|
2 h
|
| Histoire et géographie |
3 h
|
3 h 30
|
| Vie collective (débat
réglé) |
0 h 30
|
0 h 30
|
Éducation
scientifique |
Mathématiques
Sciences expérimentales
et technologie |
5 h
2 h 30
|
5 h 30
3 h
|
8 h
|
| Éducation artistique |
Éducation musicale
Arts visuels |
3 h
|
3 h
|
| Éducation
physique et sportive |
3 h
|
3 h
|
| DOMAINES TRANSVERSAUX |
HORAIRE |
| Maîtrise
du langage et de la langue française |
13 h réparties
dans tous les champs disciplinaires
dont 2 h quotidiennes pour des activités
de lecture et d'écriture |
| Éducation
civique |
1 h répartie
dans tous les champs disciplinaires
0 h 30 pour le débat hebdomadaire |
DOMAINES TRANSVERSAUX
MAÎTRISE DU LANGAGE
ET DE LA LANGUE FRANÇAISE
OBJECTIFS
La maîtrise du langage et de la langue française, dans leurs usages scolaires, à
l'oral comme à l'écrit, est l'objectif essentiel de l'école primaire. Elle est un droit pour chaque élève et doit rester un
souci permanent de tous les enseignants du cycle 3. Elle est la base de l'accès à toutes les connaissances, permet d'ouvrir de multiples horizons et assure
à l'enfant toute sa place de futur citoyen.
La maîtrise du langage et de la langue française
n'étant jamais définitivement atteinte, on entend par "maîtrise
du langage et de la langue française dans leurs usages scolaires" l'ensemble
des capacités qui permettent à un élève de bénéficier
pleinement des échanges oraux qui ont lieu dans la classe à propos
de tous les aspects du programme, de lire en les comprenant les textes supports
de toutes les activités pédagogiques, de se servir de l'écriture
pour organiser les connaissances requises à ce niveau, pour les mémoriser
et pour manifester par écrit ce qui en a été compris et acquis.
Ces capacités ne peuvent se construire à vide. Elles se mettent
en place à l'occasion d'expériences intellectuelles et culturelles
spécifiques dans l'école, mais aussi à l'extérieur
de celle-ci.
Pendant le cycle 2, l'acquisition de la lecture et
de l'écriture constituait le versant le plus important de la maîtrise
du langage et imposait qu'on y consacre l'essentiel des activités. Toutefois,
on continuait parallèlement à développer tous les autres
aspects du langage oral dans les grands domaines d'apprentissage et à nourrir
l'élève des connaissances culturelles sans lesquelles la compréhension
de ce qu'il lit demeurerait bien trop limitée.
Au cycle 3, aucun des différents aspects de
la maîtrise du langage oral et écrit ne doit être négligé.
En particulier, le fait qu'une grande majorité des élèves
soient parvenus à une première autonomie en lecture ne doit en aucun
cas conduire à omettre d'en poursuivre l'enseignement de manière
spécifique. On doit veiller à obtenir une véritable articulation
entre la compréhension de textes de plus en plus complexes et de plus en
plus variés et la reconnaissance des mots qui, progressivement, s'automatise.
Afin d'éviter toute dispersion, ce sont les textes d'une culture scolaire,
entendue dans son véritable sens de "culture devant être obligatoirement
partagée par tous les élèves avant la fin de la scolarité
primaire", qui sont privilégiés. Elle est définie par les
programmes et orientée par de larges listes d'œuvres proposées
dans les documents d'application.
L'un des dangers majeurs des pédagogies de la
lecture et de l'écriture de l'école primaire est d'isoler les textes
rencontrés (ou produits) du contexte qui est le leur et de conduire les
élèves à croire que la lecture ou l'écriture ne sont
que des exercices. Un autre danger est celui qui fait négliger les entraînements
nécessaires en se satisfaisant des résultats obtenus par les meilleurs
élèves.
Afin d'éviter l'un et l'autre, l'enseignement
de la lecture et celui de l'écriture sont d'abord, au cycle 3, rattachés
aux grands domaines disciplinaires définis par le programme. On lit, on
écrit de la littérature, de l'histoire, de la géographie,
des sciences, etc. Pour éviter que l'entraînement, encore nécessaire
à cet âge, ne soit négligé, chacun de ces domaines
disciplinaires comporte, dans l'horaire qui est le sien, des "ateliers" de lecture
destinés à renforcer les compétences de tous les élèves
(stratégies de compréhension, automatisation de la reconnaissance
des mots). Les objectifs de ces ateliers, bien qu'ils concernent tous les domaines
disciplinaires, sont plus particulièrement détaillés dans
le programme du domaine "Littérature".
Lorsque les évaluations nationales de CE2 mettent
en évidence que certains des enfants scolarisés dans le cycle des
approfondissements sont sortis du cycle précédent sans avoir encore
acquis toutes les compétences de base de la maîtrise du langage,
ils doivent bénéficier d'un programme personnalisé d'aide
et de progrès (PPAP). Celui-ci comporte des activités adaptées
aux difficultés spécifiques de chaque élève et s'organise
dans le cadre ordinaire de la classe (par exemple, sous forme d'ateliers mis en
place pendant que les autres élèves sont en activité autonome
ou encore à l'occasion de décloisonnements offrant la possibilité
de participer à des ateliers tournants). Les élèves concernés
ne doivent, en aucun cas, être exclus des autres apprentissages prévus
au programme du cycle 3 sans lesquels ils ne pourraient comprendre véritablement
ce qu'ils lisent et seraient dans l'incapacité d'écrire des textes
riches et variés.
PROGRAMME
La maîtrise du langage et de la langue française
constitue l'objectif majeur du programme de l'école élémentaire.
Elle donne lieu à des contenus spécifiques. Mais elle se construit
aussi dans la transversalité de l'ensemble des apprentissages. Ce sont
les compétences visées à la fin du cycle qui permettent d'organiser
le travail : programmation des activités sur toute la durée du cycle,
structuration de chaque séquence d'apprentissage (découverte des
notions ou des savoir-faire et renforcement des acquis), évaluation des
acquis.
Ces compétences peuvent être générales
ou spécifiques. Les compétences générales concernent
toutes les activités intellectuelles mises en jeu par l'élève
et toutes les formes de la communication qui s'établissent dans la classe.
Elles sont travaillées dans des "ateliers" organisés au sein de
chacun des domaines disciplinaires : pour introduire une technique de travail
plus exigeante, pour consolider une technique qui paraît chancelante, pour
conduire les élèves qui n'y sont pas encore parvenus à s'approprier
plus fermement un savoir-faire. Dans ce cas, il ne s'agit en rien d'un travail
occasionnel mais d'un apprentissage organisé et structuré. Par exemple,
prendre la parole devant la classe pour expliquer ce que l'on a fait ne s'improvise
pas. Cela suppose une technique particulière : quels aspects du travail
fait doit-on rapporter ? dans quel ordre ? de quelle manière ? en prenant
appui sur quel type d'aide-mémoire ? Si l'on souhaite que cette prise de
parole soit mise au service des apprentissages, il faut construire patiemment
les savoir-faire concernés. On a des chances d'y parvenir si l'on ne se
contente pas de le faire en mathématiques ou en sciences. Il faudra donc
programmer des séquences de travail dans plusieurs domaines disciplinaires.
L'équipe de cycle doit établir une programmation qui tienne compte,
pour chaque compétence travaillée, de la hiérarchie des difficultés
(se servir d'un aide-mémoire pour prendre la parole est plus difficile
que se servir d'un aide-mémoire pour rédiger un petit texte) et
de la diversité des domaines dans lesquels la compétence est découverte,
travaillée, retrouvée, évaluée.
Les compétences spécifiques visent d'abord
à construire les connaissances et les savoir-faire du domaine disciplinaire
concerné : dire à haute voix un texte poétique qui a été
lu et travaillé, lire seul et en dehors de la classe une œuvre littéraire,
trouver une information dans une encyclopédie pour apprécier les
conclusions tirées sur les résultats d'une expérience, écrire
la légende d'un document de géographie, etc. La maîtrise du
langage oral ou écrit est, dans ce cas, très fortement dépendante
du domaine disciplinaire concerné. Elle suppose moins une généralisation
des compétences travaillées qu'une particularisation de celle-ci
(on ne lit pas un énoncé de mathématiques comme un compte
rendu d'expériences, même si ces deux textes ont souvent en commun
de comporter des données chiffrées). Les compétences visées
relèvent alors d'une programmation propre au champ disciplinaire.
La maîtrise du langage est renforcée par
un programme de grammaire conçu comme un exercice de réflexion sur
le fonctionnement du français, en particulier en liaison avec la production
de textes. Le programme de littérature vient, lui aussi, soutenir l'autonomie
en lecture et en écriture des élèves. Par ailleurs, l'apprentissage
d'une langue étrangère ou régionale donne la possibilité
à ceux qui n'ont pas la chance d'être déjà plurilingues
de prendre une distance par rapport à la langue nationale et par là
d'en mieux comprendre l'usage. Le débat hebdomadaire consacré à
la vie collective sert de champ d'exercice privilégié pour le débat
réglé.
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
Tout au long de sa scolarité primaire
et secondaire, l'élève acquiert de nombreuses compétences
relatives au langage. Elles lui permettent d'accéder à une
progressive autonomie dans son travail intellectuel. Pendant le cycle 3,
l'élève commence à passer d'un usage scolaire du langage
caractérisé par un fort accompagnement du maître à
un usage plus personnel qui lui permet de progressivement travailler avec
moins de guidage, en particulier en lecture. Il prend ainsi plus de responsabilité
dans les processus d'apprentissage. Ces compétences sont en cours
de construction et donc fragiles. Elles ne se stabiliseront pas avant la
fin du collège.
Ces compétences doivent être travaillées
en permanence, quelle que soit l'activité programmée. Elles
doivent être évaluées en premier lieu dans tous les
apprentissages et faire l'objet de bilans réguliers.
1 - COMPÉTENCES GÉNÉRALES
1.1 Savoir se servir des échanges
verbaux dans la classe
Prendre la parole en public est un acte toujours
difficile (peur de la réaction des autres, du jugement de l'adulte,
inhibitions, traditions socioculturelles, etc.). La maîtrise du langage
oral ne peut en aucun cas être réservée aux seuls élèves
à l'aise. Il est donc essentiel que les situations mettant en jeu
ces processus de communication soient régulièrement proposées
à tous les élèves et qu'elles soient conduites avec
patience et détermination.
Situations de dialogue collectif (échanges
avec la classe et avec le maître)
- saisir rapidement l'enjeu de l'échange
et en retenir les informations successives ;
- questionner l'adulte ou les autres élèves
à bon escient ;
- se servir de sa mémoire pour conserver
le fil de la conversation et attendre son tour ;
- s'insérer dans la conversation ;
- reformuler l'intervention d'un autre élève
ou du maître.
Situations de travail de groupe et mise en commun
des résultats de ce travail
- commencer à prendre en compte les points
de vue des autres membres du groupe ;
- commencer à se servir du dialogue pour
organiser les productions du groupe ;
- commencer à rapporter devant la classe
(avec ou sans l'aide de l'écrit) de manière à rendre
ces productions compréhensibles.
Situations d'exercice
- mieux questionner la consigne orale ou écrite
de manière à reconnaître la catégorie d'exercices
à laquelle elle est rattachée ;
- formuler une demande d'aide ;
- lire à haute voix tout texte utile à
l'avancée du travail ;
- exposer ses propositions de réponse
et expliciter les raisons qui ont conduit à celles-ci.
En toute situation
- s'interroger sur le sens des énoncés,
comparer des formulations différentes d'une même idée,
choisir entre plusieurs formulations celle qui est la plus adéquate
;
- rappeler de manière claire et intelligible
les expériences et les discours passés ; projeter son activité
dans l'avenir en élaborant un projet ;
- après avoir entendu un texte (texte
littéraire ou texte documentaire) lu par le maître, le reformuler
dans son propre langage, le développer ou en donner une version plus
condensée ;
- à propos de toute lecture entendue ou
lue, formuler une interprétation et la confronter à celle
d'autrui ;
- oraliser des textes (connus, sus par cœur
ou lus) devant la classe pour en partager collectivement le plaisir et l'intérêt.
1.2 Avoir acquis une meilleure maîtrise
du langage écrit dans les activités de la classe
Savoir lire pour apprendre
- lire et comprendre seul les consignes ordinaires
de l'activité scolaire ;
- lire et utiliser tout texte scolaire relatif
aux diverses activités de la classe (manuels scolaires, fiches de
travail, affiches d'organisation des activités, etc.) ;
- consulter avec l'aide de l'adulte les documents
de référence (dictionnaires, encyclopédies, grammaires,
bases de données, sites sur la toile, etc.) et se servir des instruments
de repérage que ceux-ci comportent (tables des matières, index,
notes, moteurs de recherche, liens hypertextes...) ;
- mettre en relation les textes lus avec les
images, les tableaux, les graphiques ou les autres types de documents qui
les complètent ;
- penser à s'aider, dans ses lectures,
des médiations susceptibles de permettre de mieux comprendre ce qu'on
lit.
Avoir acquis une première compétence
d'écriture et de rédaction
- souligner (ou surligner) dans un texte les
informations qu'on recherche, puis pouvoir les organiser en liste sur un
support de papier ou grâce à l'ordinateur ;
- copier rapidement un texte d'au moins dix lignes
sans erreur orthographique, correctement mis en page, avec une écriture
cursive régulière et lisible ;
- orthographier correctement un texte simple
lors de sa rédaction ou dans une phase de relecture critique, en
s'aidant de tous les instruments disponibles ;
- rédiger, à partir d'une liste
ordonnée d'informations, un texte à dominante narrative, explicative,
descriptive ou injonctive, seul ou à plusieurs, dans le cadre d'un
projet d'écriture relevant de l'un des grands domaines disciplinaires
du cycle 3, à partir des outils élaborés par la classe
;
- réécrire un texte, en référence
au projet d'écriture et aux suggestions de révision élaborées
en classe et, pour cela, ajouter, supprimer, déplacer ou remplacer
des morceaux plus ou moins importants de textes, à la main ou en
utilisant un logiciel de traitement de texte ;
- mettre en pages et organiser un document écrit
dans la perspective d'un projet d'écriture en en respectant les conventions
(affiche, journal d'école, fiche technique, opuscule documentaire,
page de site sur la toile...) et en insérant éventuellement
les images, tableaux ou graphiques nécessaires.
2 - COMPÉTENCES SPÉCIFIQUES
La mise en œuvre des champs disciplinaires
de chaque domaine est l'occasion de développer de nombreuses compétences
de maîtrise du langage. Elles doivent être programmées
sur toute la durée du cycle, prévues dans chaque préparation
d'activité et régulièrement évaluées. |
| PARLER |
LIRE |
ÉCRIRE
|
|
Éducation
civique
|
- Participer à un débat,
- distribuer la parole
et faire respecter l'organisation
d'un débat,
- formuler la décision
prise à la suite d'undébat,
- pendant un débat,
passer de l'examen d'un
cas particulier à une règle générale. |
- Comprendre les articles
successifs des règles de vie de la classe ou de l'école et
montrer qu'on les a compris en donnant les raisons qui les ont fait retenir. |
- Avec l'aide du maître,
noter les décisions prises
durant un débat,
- avec l'aide du maître, rédiger des règles de vie,
- participer à la rédaction collective d'un protocole d'enquête
ou de visite,
- participer au compte rendu d'une enquête ou d'une visite |
|
Littérature
(dire, lire, écrire)
|
- Formuler dans ses propres
mots une lecture entendue,
- participer à
un débat sur l'interprétation d'un
texte littéraire en étant susceptiblede
vérifier dans le texte ce qui interdit
ou permet l'interprétation soutenue,
- être capable
de restituer au moins dix textes
(de prose, de vers ou de théâtre)
parmi ceux qui ont été mémorisés,
- dire quelques-uns de
ces textes en proposant
une interprétation (et en étant susceptible
d'expliciter cette dernière),
- mettre sa voix et son
corps en jeu dans un travail
collectif portant sur un texte théâtral
ou sur un texte poétique. |
- Se servir des catalogues
(papiers ou informatiques)
de la BCD pour trouver un
livre,
- se servir des informations
portées sur la couverture
et la page de titre d'un livre pour
savoir s'il correspond au livre que l'on
cherche,
- comprendre en le lisant
silencieusement un texte
littéraire court (petite nouvelle, extrait...)
de complexité adaptée à l'âge et
à la culture des élèves en s'appuyant sur un
traitement correct des substituts des
noms, des connecteurs, des formes verbales,
de la ponctuation..., et en faisant les
inférences nécessaires,
- lire, en le comprenant,
un texte littéraire long en mettant en mémoire ce qui a été
lu (synthèses successives) et en mobilisant ses souvenirs lors des
reprises.
|
- Élaborer et écrire
un récit d'au moins une vingtaine
de lignes, avec ou sans support, en
respectant des contraintes orthographiques,
syntaxiques, lexicales et
de présentation,
- écrire un fragment
de texte de type poétique
en obéissant à une ou plusieurs règles
précises en référence à des textes poétiques
lus et dits. |
|
Observation
réfléchie de la langue française (grammaire, orthographe,
conjugaison, vocabulaire)
|
| - Participer à l'observation
collective d'un texte
ou d'un fragment de texte pour mieux comprendre
la manière dont la langue française
y fonctionne, justifier son point de
vue. |
- Retrouver à quel
substantif du texte renvoient
les différents substituts (pronoms, substituts
nominaux),
- interpréter
correctement les différents mots
de liaison d'un texte,
- comprendre correctement
la signification des
divers emplois des temps verbaux du
passé dans la narration,
- se servir d'un ouvrage
simple de grammaire ou
d'un répertoire pour chercher
une information. |
- Repérer, lors d'un
projet d'écriture, une rupture
du choix énonciatif et la corriger,
- opérer toutes
les transformations nécessaires
pour, par un bon usage des
substituts du nom, donner plus de
cohésion à son texte,
- employer à bon
escient les principaux mots
de liaison,
- marquer l'accord sujet/verbe
(situations régulières),
- repérer et réaliser
les chaînes d'accorddans
le groupe nominal,
- distinguer les principaux homophones
grammaticaux (et/est ; ces/ses/s'est/c'est ;
etc.),
- construire le présent, le
passé composé, l'imparfait, le passé simple,
le futur, le conditionnel et le présent du subjonctif des
verbes les plus fréquents,
- utiliser les temps verbaux du passé
dans une narration (en particulier en utilisant à bon
escient l'opposition entre imparfait et passé simple),
- utiliser tous les instruments permettant
de réviser l'orthographe d'un texte. |
|
Langues
étrangères ou régionales
|
- Comprendre quelques énoncés
oraux simples dans une
autre langue que le français,
- engager un dialogue
simple (avec un locuteur
facilitant la communication) dans la
langue étudiée,
- décrire des
lieux ou des personnes connus et
faire un très court récit dans une autre langue
que le français. |
- Reconnaître des fragments
de textes dans leur contexte
d'usage dans une autre langue
que le français |
- Écrire une courte
carte postale dans une autre
langue que le français,
- répondre à
un questionnaire simple dans une
autre langue que le français. |
|
Histoire
|
- Utiliser correctement le
lexique spécifique de
l'histoire dans les différentes situations didactiques
mises en jeu,
- participer à
l'examen collectif d'un document
historique en justifiant son point de
vue,
- comprendre et analyser,
avec l'aide du maître,
un document oral,
- avec l'aide du maître,
raconter un événement
ou l'histoire d'un personnage. |
- Lire et comprendre un ouvrage documentaire, de niveau
adapté, portant sur
l'un des thèmes au programme,
- trouver sur la toile
des informations historiques
simples, les apprécier de manière critique
et les comprendre,
- avec l'aide du maître,
comprendre un document
historique simple (texte écrit ou document
iconographique) en relation au programme,
en lui donnant son statut de
document,
- comprendre un récit
historique en relation au
programme, en lui donnant son statut de
récit historique. |
- Noter les informations dégagées
pendant l'examen d'un
document,
- rédiger une
courte synthèse à partir des informations
notées pendant la leçon,
- rédiger la légende
d'un document iconographique
ou donner un titre à un récit
historique |
|
Géographie
|
- Utiliser le lexique spécifique
de la géographie
dans les différentes situations didactiques
mises en jeu,
- participer à
l'examen collectif d'un document
géographique (paysage ou carte) en
justifiant son point de vue,
- décrire un paysage. |
- Lire et comprendre un ouvrage documentaire, de niveau
adapté, portant sur
l'un des thèmes au programme,
- trouver sur la toile
des informations géographiques
simples, les apprécier de
manière critique et les comprendre,
- lire un document géographique
complexe (tableau, carte
avec légende, diagramme, etc.). |
- Pouvoir rédiger la
légende d'un documentgéographique,
- pouvoir rédiger
une courte description d'un
document géographique (paysage),
- pouvoir rédiger
une courte synthèse à
partir des informations notées pendant la
leçon,
- prendre des notes à
partir des informations
lues sur une carte. |
|
Mathématiques
|
- Utiliser le lexique spécifique des mathématiques
dans les différentes situations
didactiques mises en jeu,
- formuler oralement,
avec l'aide du maître, un
raisonnement rigoureux,
- participer à
un débat et échanger des
arguments à propos de la validité d'une
solution. |
- Lire correctement une consigne
d'exercice, un énoncé
de problème,
- traiter les informations
d'un document écrit
incluant des représentations (diagramme,
schéma, graphique),
- lire et comprendre
certaines formulations spécifiques
(notamment en géométrie). |
- Rédiger un texte
pour communiquer la démarche
et le résultat d'une recherche individuelle
ou collective,
- élaborer, avec
l'aide de l'enseignant, des
écrits destinés à servir de référence dans les différentes
activités. |
|
Sciences
expérimentales et technologie
|
- Utiliser le lexique spécifique
des sciences dans les
différentes situations didactiques mises
en jeu,
- formuler des questions
pertinentes,
- participer activement
à un débat argumenté pour
élaborer des connaissances scientifiques en
en respectant les contraintes (raisonnement
rigoureux, examen critique des
faits constatés, précision des
formulations, etc.),
- utiliser à bon
escient les connecteurs logiques
dans le cadre d'un raisonnement rigoureux,
- désigner les
principaux éléments informatiques. |
- Lire et comprendre un ouvrage documentaire, de niveau
adapté, portant sur l'un
des thèmes au programme,
- trouver sur la toile
des informations scientifiques
simples, les apprécier de
manière critique et les comprendre,
- traiter une information
complexe comprenant du
texte, des images, des
schémas, des tableaux, etc. |
- Prendre des notes lors d'une
observation, d'une expérience,
d'une enquête, d'une visite,
- rédiger, avec
l'aide du maître, un compte rendu
d'expérience ou d'observation (texte
à statut scientifique),
- rédiger un texte
pour communiquer des
connaissances (texte à statut documentaire),
- produire, créer,
modifier et exploiter un document
à l'aide d'un logiciel de
traitement de texte,
- communiquer au moyen
d'une messagerie électronique. |
|
Éducation
artistique
|
- Utiliser le lexique spécifique
des arts visuels ou de
la musique dans les différentes situations
didactiques mises en jeu,
- commencer à
expliciter ses choix et ses jugements
face aux pratiques artistiques réalisées
ou aux œuvres rencontrées,
- participer activement
à l'élaboration d'un
projet collectif de création artistique. |
- Trouver et lire les documents
nécessaires à
l'élaboration d'un projet artistique,
- trouver sur la toile
des informations artistiques
et culturelles simples, les
apprécier de manière critique et
les comprendre. |
- Rendre compte, dans un projet
d'écriture collective,
d'une réalisation artistique (catalogue
d'une exposition, programme d'un
concert, guide pour la visite d'un monument,
affiche...),
- participer à
l'élaboration collective d'un écrit
de fiction en référence à une œuvre ou
à une série d'œuvres d'art. |
|
Éducation
physique et sportive
|
- Utiliser le lexique spécifique
de l'éducation physique
et sportive dans les différentes situations
didactiques mises en jeu,
- participer à
l'élaboration d'un projet d'activité,
- expliciter les difficultés
que l'on rencontre dans
une activité. |
- Lire une règle de
jeu, une fiche technique, et
les mettre en œuvre,
- trouver sur la toile
des informations concernant
les activités sportives de
référence des activités pratiquées |
- Rédiger une fiche
technique permettant de
réaliser un jeu (matériel nécessaire, durée,
lieu...),
- noter les performances
réalisées et les présenter
de manière à réutiliser l'information
dans les prochaines séances,
- rendre compte d'un
événement sportif auquel
la classe a participé (dans le cadre de
l'USEP par exemple). |
ÉDUCATION CIVIQUE
OBJECTIFS
L'éducation civique,
au cycle 3, doit permettre à chaque élève de mieux s'intégrer
à la collectivité de la classe et de l'école au moment où
son caractère et son indépendance s'affirment. Elle le conduit à
réfléchir sur les problèmes concrets posés par sa
vie d'écolier et ainsi à prendre conscience de manière plus
explicite de l'articulation entre liberté personnelle, contraintes de la
vie sociale et affirmation de valeurs partagées. Par les connaissances
acquises, elle l'engage à élargir sa réflexion aux autres
collectivités : la commune, la nation, l'Europe et le monde.
L'éducation civique n'est pas, en priorité,
l'acquisition d'un savoir, mais l'apprentissage pratique d'un comportement. Ce
domaine n'est donc pas lié à un enseignement, mais à tous.
Tout au long du cycle, une heure en moyenne par semaine devra être consacrée
à l'explicitation des problèmes concernant l'éducation civique
dans les différents champs disciplinaires. De plus, une demi-heure par
semaine est réservée dans l'emploi du temps à l'organisation
des débats dans lesquels la classe organise et régule la vie collective,
tout en passant progressivement de l'examen des cas singuliers à une réflexion
plus large.
PROGRAMME
1 - Participer pleinement à la vie de son école
En continuant à apprendre à débattre
avec ses camarades, l'élève comprend tout ce que la confrontation
à autrui apporte à chacun malgré ses contraintes. Écouter
l'autre est une première forme de respect et d'acceptation de la différence.
Ce respect de la différence, dans la mesure
où il ne porte pas atteinte aux valeurs universelles des droits de l'homme,
a de multiples autres occasions de s'exercer : lutte contre les formes quotidiennes
de rejet, accueil du nouvel élève isolé, intégration
d'un enfant handicapé. Les divers champs disciplinaires le renforcent et
en montrent l'intérêt. Ainsi les sciences expérimentales font
mieux comprendre les différences entre garçons et filles, l'histoire
et la géographie ou les arts les différences culturelles. L'éducation
physique oblige à respecter le concurrent ou l'adversaire.
Si l'éducation civique ne peut se limiter, comme
on le croit trop souvent aujourd'hui, à une lutte quotidienne contre les
actes de violence, l'école doit demeurer un lieu où toute agression,
même verbale, doit être impérativement combattue. Lutter contre
celle-ci suppose une action de tous les instants, qui déborde très
largement le domaine de l'éducation civique (littérature, sciences,
arts, éducation physique et sportive...). Une attention toute particulière
est portée aux situations qui peuvent l'engendrer : mise à l'écart,
échec scolaire, ennui en récréation ou pendant la pause du
déjeuner. Toute situation de violence constatée doit faire l'objet,
lorsqu'elle a été circonscrite, d'une réflexion individuelle
et collective qui en facilite la prévention.
Les enseignants veillent à ce que les élèves
se sentent responsables des lieux où ils travaillent et respectent les
règles élémentaires de politesse et de civilité. Au
cycle 3, on peut faire comprendre que, même si elles peuvent varier selon
les pays et les cultures et évoluer d'une époque à l'autre,
ces règles ne sont pas des rituels dépourvus de signification qu'on
pourrait abandonner sans risque : elles facilitent la vie en commun.
Plus largement, les enseignants font comprendre la
signification des contraintes justifiées de la vie collective par le surcroît
de liberté qu'elles apportent. La petite société que constitue
l'école permet de conduire cette réflexion de manière concrète
dans le cadre des débats prévus à l'emploi du temps. Le règlement
intérieur et les lois républicaines qu'il met en application dans
l'école doivent y être expliqués comme une condition indispensable
à toute vie collective, pour les élèves comme pour les adultes.
Les règles de vie de la classe sont élaborées par les élèves
sous la direction du maître. Les difficultés nées de leur
mise en œuvre sont régulièrement examinées afin d'en
améliorer le fonctionnement et le respect. Ces débats sont l'occasion
d'une mise en pratique de la communication réglée : ordre du jour,
présidence de séance, compte rendu.
Ces réunions aux quelles peuvent participer
d'autres adultes de la communauté scolaire sont aussi l'occasion, lorsque
des conflits éclatent, de mener une réflexion approfondie sur ce
qui relève de valeurs pour lesquelles il n'est pas possible de transiger
ou, au contraire, du libre choix de chacun.
2 - Être citoyen dans sa commune
Les élèves se familiarisent avec l'institution
démocratique la plus proche d'eux, la commune, par une visite à
la mairie et une première découverte du rôle des élus
(maire, conseil municipal) dans les affaires scolaires et l'amélioration
de la vie des habitants.
3 - Être citoyen en France
À travers les leçons d'histoire, l'élève
comprend ce que signifie appartenir à une nation démocratique.
La Déclaration des droits de l'Homme et du
citoyen est l'occasion d'aborder les articles qui concernent les diverses
expressions de la liberté.
L'installation de la République au XIXème
siècle conduit l'élève à réfléchir sur
la différence entre monarchie et république et sur l'émergence
du suffrage universel. Au XXème siècle, le "point fort" sur la Cinquième
République doit permettre d'évoquer le rôle du président
de la République et du gouvernement ainsi que celui du Parlement, sans
entrer dans des détails trop complexes.
L'élève découvre diverses formes
de participation à la vie démocratique : le vote, l'acceptation
de charges électives, l'engagement dans la vie publique.
Il apprend que, même si la réalité
n'est jamais entièrement conforme à l'idéal, celui-ci doit
continuer à être affirmé pour guider les comportements et
structurer l'action, à partir d'exemples historiques comme l'esclavage
ou l'inégalité entre les hommes et les femmes.
4 - S'intégrer à l'Europe, découvrir
la francophonie, s'ouvrir au monde
Les enseignants font découvrir l'Europe et développent
la curiosité de leurs élèves sur les pays de l'Union européenne
dans les séquences de géographie et dans celles consacrées
à l'apprentissage d'une langue étrangère. Ils encouragent
les contacts directs (par correspondance ou courrier électronique) avec
d'autres classes d'enfants européens. De la même façon, l'élève
apprend l'existence d'une communauté de langues et de cultures, la francophonie,
qui constitue un pont entre le territoire national et le monde. Il observe le
rôle que joue aujourd'hui la monnaie unique : l'euro.
À travers la géographie, l'élève
prend conscience du caractère mondial de nombreux problèmes économiques
ou culturels, il perçoit les grandes inégalités entre régions
du globe et, donc, les solidarités nécessaires. Il découvre
que la Convention internationale des droits de l'enfant de 1989 est loin
d'être appliquée dans plusieurs pays, en particulier en ce qui concerne
le travail des enfants de son âge. Par les sciences, il mesure les menaces
qui pèsent sur l'environnement et la responsabilité de chacun.
Enfin, l'éducation artistique et littéraire
montre comment l'artiste et l'écrivain, témoins de leur temps et
de leur société, sont aussi porteurs de valeurs universelles : l'attachement
légitime à un groupe, un pays, une culture, n'est donc pas incompatible
avec l'ouverture au monde.
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
Être capable de :
- prendre part à l'élaboration
collective des règles de vie de la classe et de l'école ;
- participer activement à la vie de la
classe et de l'école en respectant les règles de vie ;
- participer à un débat pour examiner
les problèmes de vie scolaire en respectant la parole d'autrui et
en collaborant à la recherche d'une solution ;
- respecter ses camarades et accepter les différences
;
- refuser tout recours à la violence dans
la vie quotidienne de l'école.
Avoir compris et retenu :
- quelles sont les libertés individuelles
qui sont permises par des contraintes de la vie collective ;
- quelles sont les valeurs universelles sur lesquelles
on ne peut transiger (en s'appuyant sur la Déclaration des droits
de l'homme et du citoyen) ;
- le rôle de l'idéal démocratique
dans notre société ;
- ce qu'est un État républicain
;
- ce que signifient l'appartenance à une
nation, la solidarité européenne et l'ouverture au monde ;
- la responsabilité que nous avons à
l'égard de l'environnement ;
- le rôle des élus municipaux dans
la commune. |
LANGUE FRANÇAISE,
ÉDUCATION LITTÉRAIRE ET HUMAINE
LITTÉRATURE (DIRE, LIRE, ÉCRIRE)
OBJECTIFS
Le programme de littérature du cycle 3
vise à donner à chaque élève un répertoire
de références appropriées à son âge et puisées
dans la littérature de jeunesse, qu'il s'agisse de son riche patrimoine
ou de la production toujours renouvelée qui la caractérise. Il permet
ainsi que se constitue une culture commune susceptible d'être partagée,
y compris entre générations. Ces rencontres avec les œuvres
passent par des lectures à haute voix (du maître ou des élèves)
comme par des lectures silencieuses. Elles permettent d'affermir la compréhension
de textes complexes, sans pour autant s'enfermer dans des explications formelles
difficilement accessibles à cet âge. Elles se poursuivent par des
échanges et des débats sur les interrogations suscitées et
donnent par là l'occasion d'éprouver les libertés et les
contraintes de toute interprétation.
Avec les œuvres poétiques et théâtrales,
les élèves, guidés par leur enseignante ou leur enseignant,
prolongent l'interprétation en cherchant à la transmettre au public
de leurs camarades ou à un public plus large. En liaison avec les activités
artistiques (musique, arts visuels, danse) ou dans le cadre d'un projet, ils élaborent
la mise en voix et la mise en scène des textes.
L'univers de cette littérature se découvre
aussi, dès l'école primaire, par la pratique de l'écriture.
Cette expérience, plus exigeante, permet à l'élève
de commencer à prendre conscience des spécificités du monde
des fictions.
Ces multiples parcours de lecture et d'écriture
sont programmés par les maîtres de l'équipe de cycle en s'appuyant
sur la bibliographie publiée et régulièrement mise à
jour par les soins du ministère de l'éducation nationale.
Une partie de l'horaire consacré à la
littérature est réservée à des "ateliers" de lecture
qui conduisent progressivement tous les élèves à une véritable
autonomie face aux textes. Cela suppose un travail régulier et patient
conjuguant l'amélioration de la reconnaissance des mots ainsi que la structuration
et la diversification des stratégies de compréhension des textes.
La part de l'emploi du temps réservée aux ateliers varie du début
à la fin du cycle en fonction des besoins des élèves.
PROGRAMME
1 - Lecture des textes de la littérature de
jeunesse
Les textes lus au cycle 3 sont choisis parmi ceux qui
sont répertoriés dans la bibliographie publiée avec les textes
d'application. Elle comporte des "classiques de l'enfance" souvent réédités
et qui constituent un patrimoine se transmettant de génération en
génération. Elle comporte aussi des œuvres de la littérature
de jeunesse vivante dont la liste est régulièrement renouvelée.
Chaque année, deux "classiques" doivent être lus et au moins huit
ouvrages appartenant à la bibliographie de littérature de jeunesse
contemporaine.
Ce programme de lecture ne paraît démesuré
que si l'on tente d'expliquer dans le détail et dans sa totalité
chacun des textes choisis. Il ne s'agit surtout pas d'enfermer les élèves
plusieurs semaines durant dans un livre qui va perdre, de ce fait, tout intérêt
et même toute signification. On privilégiera au contraire le parcours
rapide, seul susceptible de permettre à cet âge la compréhension
d'ensemble de l'œuvre. Une séance peut suffire pour une courte nouvelle
ou un poème, une à deux semaines sont nécessaires pour terminer
un roman un peu long. L'enseignant peut lire le texte à haute voix, résumer
des passages trop longs ou faisant trop digression, inviter ses élèves
à des lectures oralisées, à des lectures silencieuses faites
en classe ou hors de la classe... L'essentiel est de permettre que l'œuvre
vienne s'inscrire dans la mémoire de chacun par les divers aspects qui
la constituent : les personnages, la trame narrative, des expressions, le texte
d'un passage fort (qui peut faire l'objet d'une mémorisation littérale
suivie d'une interprétation)...
Le maître guide les élèves dans
leur effort de compréhension. Il les engage à reformuler ce qu'ils
ont compris avec leurs propres mots, puis, par un dialogue attentif, il les conduit
à combler les lacunes ou les erreurs qu'il constate. Il les aide à
construire les articulations entre chaque séance de lecture d'un même
texte (synthèse de ce qui a été lu, débat tentant
d'anticiper ce qui peut suivre, contrôle par la lecture, etc.). L'enseignant
éduque ainsi ses élèves à la nécessaire rigueur
qui préside à tout acte de lecture.
C'est aussi l'occasion, pour l'enseignant, d'attirer
l'attention sur les aspects les plus ouverts de l'œuvre et de susciter des
conflits d'interprétation nécessitant un effort d'argumentation.
Pour que l'élève puisse acquérir
des références culturelles, il importe que les lectures ne soient
pas abordées au hasard, mais se constituent, tout au long du cycle, en
réseaux ordonnés : autour d'un personnage, d'un motif, d'un genre,
d'un auteur, d'une époque, d'un lieu, d'un format, etc. Au cycle des approfondissements,
c'est cet aspect de la lecture littéraire qui doit être privilégié
plutôt que l'explication approfondie d'une œuvre.
Chaque lecture, lorsqu'elle a fait l'objet d'un travail
de compréhension et d'interprétation, laisse en suspens des émotions
et pose de multiples questions qui peuvent devenir des thèmes de débat
particulièrement riches. Cette exploration de l'univers de connaissances
et de valeurs qu'est la littérature peut être conduite très
librement à partir d'un texte (voire d'un extrait) ou, au contraire, de
la confrontation de plusieurs lectures, ou encore en s'appuyant sur des œuvres
ou connaissances rencontrées dans les autres enseignements (un film, un
tableau, un paysage, un portrait photographique, une gravure, etc.).
Au cycle 3, la plupart des élèves deviennent
capables de lire de manière autonome des textes de littérature de
jeunesse, c'est-à-dire de les comprendre et d'en proposer une interprétation
sans l'aide de l'adulte. Toutefois, les compétences de lecture restant
à cet âge très variables, les enseignants veillent à
suggérer des œuvres appropriées à chacun, tant par l'intérêt
qu'elles suscitent que par les difficultés qu'elles présentent.
L'objectif est de faire de chaque enfant un lecteur assidu. Là encore,
il convient de ne pas être pusillanime et de pousser chacun à emprunter
fréquemment des livres dans les bibliothèques accessibles (BCD,
bibliothèque publique du quartier, bibliobus, etc.). Un livre par mois
au moins devrait être considéré comme une base même
si l'on sait que, pour certains élèves, les lectures personnelles
du cycle 3 passent encore beaucoup par la lecture à haute voix des adultes.
Les lectures autonomes doivent relever d'abord du plaisir de la découverte
d'une œuvre. Elles ne doivent déboucher sur aucune activité
susceptible de décourager les élèves mais peuvent faire une
large place à des rituels qui développent les sociabilités
de la lecture : signaler à la classe une découverte, partager avec
un autre lecteur du même livre ses impressions, conseiller une lecture à
un camarade, faire partie d'un jury de sélection, participer à un
débat avec d'autres classes, etc. On peut aussi encourager les élèves
à se doter d'un "carnet de lecture" qu'ils utilisent très librement
pour conserver en mémoire les titres des œuvres lues et le nom de
leurs auteurs, pour noter un passage ou une réflexion et ainsi se donner
les moyens d'une relation plus intime avec le livre. Pour les enfants ne parvenant
pas à cette autonomie, la BCD et la bibliothèque publique de proximité
doivent fournir de multiples occasions d'auditions de lecture.
2 - Dire les textes
Au cycle 3, l'élève devient capable de
dire les textes lus et relus ou mémorisés en totalité. Il
est plus judicieux de les choisir parmi les œuvres découvertes dans
les lectures faites en classe, élues à cette fin pour le plaisir
qu'elles ont procuré lorsqu'on les a rencontrées. Ce travail repose
d'abord sur l'expérimentation active de la voix et de ses effets (pauses,
rythme, inflexions, intonations, intensité, etc.), ensuite sur l'articulation
entre l'effort de compréhension et celui de diction, enfin sur l'épreuve
du travail fait, face à des auditoires variés. Une dizaine de textes
de longueur raisonnable, particulièrement bien choisis pour leurs qualités
littéraires et le travail d'interprétation qu'ils permettent, sont
mémorisés chaque année.
Le travail régulier de diction des textes peut
s'accompagner de projets plus ambitieux (en particulier lorsque le théâtre
est abordé), éventuellement appuyés par le renfort technique
d'artistes dans le cadre d'un projet d'école ou d'un projet artistique
et culturel (PAC), qui, au-delà de la mise en voix, utilisent les ressources
corporelles pour déployer l'interprétation des textes dans l'espace
et pour les donner tout à la fois à entendre et à voir. Il
existe des relations fortes entre dire des textes et les chanter. Chaque fois
que cela sera possible, on tentera d'articuler l'une et l'autre activité,
sans oublier qu'une chorale peut très judicieusement être l'occasion
de les rapprocher.
La lecture à haute voix joue un rôle important
lors de la rédaction d'un texte ou au moment de sa révision. Dire
son texte ou le texte d'un camarade, c'est en expérimenter la cohésion
et les effets.
3 - Écrire à partir de la littérature
La plupart des genres littéraires rencontrés
en lecture peuvent être le point de départ d'un projet d'écriture
(conte, récit des origines, légende, nouvelle policière,
nouvelle de science-fiction, récit de voyage fictif, fable, pièce
de théâtre...).
L'enseignant conduit ce travail de manière progressive
en s'appuyant sur les textes lus ou en recourant à ceux-ci chaque fois
que c'est nécessaire. Il peut, par exemple, inviter ses élèves
à prolonger, compléter ou transformer un texte narratif, poétique
ou théâtral. Il peut encore les conduire à écrire un
épisode nouveau dans un texte narratif, un dialogue ou une description
destinés à s'insérer dans un récit ou à le
prolonger...
Le pastiche, l'imitation, le détournement sont
les bases du travail d'écriture, en référence aux textes
littéraires. Le recours aux prototypes doit être permanent, soit
pour dégager des caractéristiques susceptibles de guider la mise
en œuvre du projet, soit pour répondre aux questions que sa réalisation
ne manque pas de poser.
La révision reste, comme dans tous les projets
d'écriture, un moment essentiel. Les élèves doivent être
régulièrement conduits à ajouter, supprimer, remplacer, déplacer
des fragments de textes sur leurs propres brouillons ou sur ceux de leurs camarades,
en s'appuyant sur les annotations des autres élèves ou du maître
et en utilisant les outils construits par la classe. Ce travail peut s'effectuer
sur le papier en mettant en œuvre instruments d'écriture, ciseaux
et colle, ou sur un logiciel de traitement de texte dont les fonctionnalités
plus complexes sont découvertes à cette occasion. Il en est de même
pour tout ce qui relève de la révision orthographique.
Tout projet d'écriture peut se prolonger par
un projet d'édition du texte réalisé. C'est l'occasion, pour
les élèves, de s'initier à la fabrication d'un livre (couverture,
page de titre, mise en pages, illustration) et de sa diffusion (insertion dans
une collection, présentation au public, critique). Il peut en être
de même pour un journal, pour une affiche, pour une page destinée
à un site internet ou à un cédérom. Au-delà
des aspects de présentation, l'élève apprend à écrire
en fonction des effets recherchés et des publics auxquels il s'adresse
: décrire une expérience, convaincre un correspondant, toucher un
lecteur.
La pratique de l'écriture poétique développe
la curiosité et le goût pour la poésie. Elle doit essentiellement
se présenter sous forme de jeux combinant l'invention et les contraintes
d'écriture.
Au cycle 3, l'écriture manuscrite est quotidiennement
sollicitée. Il importe qu'elle reste ferme et lisible tout en devenant
de plus en plus cursive. Certains élèves ont encore besoin d'un
exercice regulier de la main.Tous doivent profressivement s'approprier les bases
acquises au cycle précédent pour en faire une écriture plus
personnelle. À l'occasion des activités d'édition de textes,
dans tous les domaines, on peut conduire les élèves à explorer
des familles de caractères susceptibles d'enrichir leurs moyens graphiques
(écriture, mise en pages, etc.).
4 - Ateliers de lecture
L'accès à la lecture autonome (lecture
silencieuse sans aide d'un adulte) suppose, tout au long du cycle 3, un travail
régulier. Laisser les élèves fréquenter des fichiers
de lecture qui ne prévoient, comme seule intervention didactique, que le
contrôle des réponses faites à un questionnaire ne saurait
en aucun cas suffire. Des ateliers de lecture doivent être mis en place,
dans chaque domaine d'activité, en particulier lorsque l'on découvre
des textes d'un type nouveau ou de nouvelles modalités de lecture. Leur
mise en œuvre est développée de manière plus approfondie
à propos du domaine "Littérature". Ces recommandations peuvent être
transférées aisément aux textes rencontrés dans les
autres domaines. En aucun cas, cependant, les ateliers de lecture ne peuvent se
substituer à l'activité proprement dire.
L'élève doit, pour progresser, apprendre
à mieux gérer une tâche complexe : d'une part traiter successivement
les marques linguistiques du texte, d'autre part en élaborer la compréhension
en s'appuyant sur la signification des mots et des phrases lus mais aussi en mobilisant
des connaissances préalables (connaissances sur le thème du texte,
connaissances sur la langue). Si une partie de ce travail devient automatique,
toute l'attention peut être dirigée vers l'activité la plus
délicate : celle qui conduit à la compréhension du texte.
Pour aider l'élève à acquérir
plus d'autonomie, il peut être utile de travailler séparément
chacun de ces aspects. Lorsque le travail porte sur la lecture de mots nouveaux
ou de structures syntaxiques délicates, on limite la difficulté
de la compréhension en préparant le texte au préalable ou
en aidant les élèves en cours de lecture. Lorsque le travail porte
sur le développement des stratégies de compréhension, on
limite le nombre de mots rares et de structures syntaxiques complexes.
L'amélioration de la reconnaissance des mots
rares ou des structures syntaxiques difficiles peut être développée
à partir de jeux où la vitesse de réaction et la finesse
de la discrimination (entre des mots proches visuellement, par exemple) sont encouragées.
On prendra garde toutefois à se souvenir que "reconnaissance" implique
"connaissance" et que l'entraînement à la lecture de mots ou de structures
syntaxiques rares doit obligatoirement être précédé
d'un travail oral sur les mêmes réalités (voir "Observation
réfléchie de la langue française"). On se rappellera aussi
que l'écriture reste l'un des meilleurs moyens d'entrer dans la structure
orthographique d'un mot rare ou d'une marque syntaxique et peut donc grandement
aider à l'automatisation de sa reconnaissance en lecture.
La compréhension des textes suppose d'abord
un usage judicieux de la mémoire susceptible d'intégrer les informations
qui sont données successivement au cours de la lecture. Il faut conduire
les enfants à ce va-et-vient incessant entre ce qui vient d'être
lu du texte et ce qui est en cours de lecture, sans lequel ne se constituent que
des îlots de compréhension isolés les uns des autres.
Il convient ensuite d'amener l'enfant au bon repérage
des marques linguistiques qui, à l'écrit comme dans le langage d'évocation,
guident cette intégration (dans le cadre de la phrase comme dans celui
du texte). Les substituts du nom (nominaux ou pronominaux), la ponctuation, les
temps du verbe, les connecteurs, etc., doivent être travaillés de
manière explicite dans les ateliers de lecture. Ils permettent souvent
de faire les inférences nécessaires à la compréhension
que les jeunes lecteurs négligent ou ne parviennent pas à réaliser.
Là encore, l'explicitation est nécessaire : par exemple, le bon
traitement d'un pronom suppose la prise en compte de son genre et de son nombre,
le repérage de sa fonction, etc.
Enfin, l'accès à l'autonomie suppose
la gestion volontaire par le lecteur de tout le processus. L'enfant doit apprendre
à passer de compréhensions ponctuelles et lacunaires à des
compréhensions qui prennent en compte tous les aspects du texte en même
temps que les savoirs antérieurement accumulés. Cela relève
d'un effort et d'une exigence qui ne vont pas de soi. C'est en explicitant avec
eux tout le procédé que les enseignants peuvent amener leurs élèves
à prendre à leur compte les diverses facettes du processus et de
son contrôle.
Les ateliers doivent donc offrir des activités
judicieusement programmées, susceptibles de faire découvrir ces
démarches de manière ordonnée, tout en consolidant les bases
de l'acte de lecture (automatisation de la reconnaissance des mots).
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
Les compétences acquises dans le programme
de littérature sont des compétences liées à
l'exercice de la parole, de la lecture et de l'écriture. Elles sont
donc précisées ici et reportées dans le tableau général
des compétences spécifiques de la maîtrise du langage
et de la langue française.
Être capable de :
- se servir des catalogues (papiers ou informatiques)
de la BCD pour trouver un livre ;
- se servir des informations portées sur
la couverture et la page de titre d'un livre pour savoir s'il correspond
au livre que l'on cherche ;
- comprendre en le lisant silencieusement un
texte littéraire court (petite nouvelle, extrait...) de complexité
adaptée à l'âge et à la culture des élèves
en s'appuyant sur un traitement correct des substituts des noms, des connecteurs,
des formes verbales, de la ponctuation... et en faisant les inférences
nécessaires ;
- lire en le comprenant un texte littéraire
long, mettre en mémoire ce qui a été lu (synthèses
successives) en mobilisant ses souvenirs lors des reprises ;
- lire personnellement au moins un livre de littérature
par mois ;
- reformuler dans ses propres mots une lecture
entendue ;
- participer à un débat sur l'interprétation
d'un texte littéraire et en étant susceptible de vérifier
dans le texte ce qui interdit ou permet l'interprétation défendue
;
- restituer au moins dix textes (de prose, de
poésie ou de théâtre) parmi ceux qui ont été
mémorisés ;
- dire quelques-uns de ces textes en en proposant
une interprétation (et en étant susceptible d'expliciter cette
dernière) ;
- pouvoir mettre sa voix et son corps en jeu
dans un travail collectif portant sur un texte théâtral ou
sur un texte poétique ;
- élaborer et écrire un récit
d'au moins une vingtaine de lignes, avec ou sans support, en respectant
des contraintes orthographiques, syntaxiques, lexicales et de présentation
;
- pouvoir écrire un fragment de texte
de type poétique en obéissant à une ou plusieurs règles
précises en référence à des textes poétiques.
Avoir compris et retenu :
- que le sens d'une œuvre littéraire
n'est pas immédiatement accessible, mais que le travail d'interprétation
nécessaire ne peut s'affranchir des contraintes du texte ;
- qu'on ne peut confondre un récit littéraire
et un récit historique, la fiction et le réel ;
- les titres des textes lus dans l'année
et le nom de leurs auteurs. |
OBSERVATION RÉFLÉCHIE
DE LA LANGUE FRANÇAISE (grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire)
OBJECTIFS
L'observation réfléchie de la langue
française conduit les élèves à examiner des productions
écrites comme des objets qu'on peut décrire, et dont on peut définir
les caractéristiques. Ils comparent des éléments linguistiques
divers (textes, phrases, mots, sons, graphies...) pour en dégager de façon
précise les ressemblances et les différences. À cet égard,
l'observation réfléchie de la langue française doit être
un moment de découverte visant à développer la curiosité
des élèves et leur maîtrise du langage, et non une série
d'exercices répétitifs mettant en place des savoirs approximatifs
et l'usage prématuré d'une terminologie inutilement complexe.
Les connaissances acquises dans les séquences
consacrées à la grammaire sont essentiellement réinvesties
dans les projets d'écriture (quel que soit l'enseignement concerné).
Ceux-ci peuvent servir de supports à de nouvelles observations des phénomènes
lexicaux, morphosyntaxiques, syntaxiques ou orthographiques. La familiarisation
acquise avec les structures de la langue permet aussi de résoudre certains
problèmes de compréhension face à des textes plus complexes.
Pour faciliter cette observation, quelques techniques
d'exploration du langage doivent être régulièrement utilisées
:
- classer (des textes, des phrases, des mots, des graphies)
en justifiant les classements réalisés par des indices précis
;
- manipuler des unités linguistiques (mots,
phrases, textes), c'est-à-dire savoir effectuer certaines opérations
de déplacement, remplacement, expansion, réduction, d'où
apparaîtront des ressemblances et différences entre les objets étudiés.
PROGRAMME
1 - Le verbe et le nom dans la phrase et dans le texte
Dans la phrase française comme dans la plupart
des langues, le verbe et le nom sont les points d'articulation des principaux
phénomènes syntaxiques. Leur identification permet d'entrer dans
la construction de la phrase ou du texte et de comprendre qu'elle n'est pas une
simple succession de mots. Leur manipulation met en évidence les liens
qu'ils entretiennent avec tous les autres composants de l'énoncé.
Cette première prise de conscience du rôle
du verbe et du nom dans la structuration de l'énoncé est complétée
par la découverte des phénomènes qui donnent leur cohérence
et leur cohésion aux textes, en particulier aux textes narratifs.
1.1 Le verbe (grammaire, conjugaison, orthographe)
Le verbe est identifié dans une phrase en repérant
les modifications qui peuvent l'affecter (personne, nombre, temps...) ou les éléments
qui peuvent l'entourer (la négation, le nom ou le pronom sujet...). L'élève
ne doit pas être conduit à imaginer qu'il existe une procédure
automatique pour découvrir le verbe. Il doit être au contraire familiarisé
avec l'idée qu'il ne peut s'agir que du constat de critères convergents.
On découvre les particularités de sa
syntaxe en repérant que chaque verbe implique l'usage de certains compléments
à l'exclusion d'autres et que le sens de l'énoncé se modifie
lorsqu'on utilise un même verbe sans complément ou avec des types
de compléments différents (par exemple : jouer, jouer à,
jouer de...).
Les jeux (déplacement, substitution, expansion,
réduction) sur quelques expansions du verbe (adverbes, compléments...)
permettent de développer une plus grande flexibilité lors de la
mise en mots dans les projets d'écriture et de renforcer la compréhension
des textes.
L'orthographe du verbe concerne essentiellement l'accord
avec le sujet. Elle suppose que cette relation soit bien perçue par l'élève
et qu'il sache mobiliser son attention pour marquer l'accord dans toutes les activités
d'écriture (y compris d'écriture sous la dictée), du moins
lorsque la construction est régulière. Une première approche
des homophones grammaticaux comme et/est ; ces/ses/s'est/c'est ; a/à ;
etc. (dont la plupart concerne des verbes) vient compléter ce travail orthographique.
La conjugaison est, au cycle 3, centrée sur
l'observation des variations qui affectent les verbes. Les règles d'engendrement
du présent, du passé composé, de l'imparfait, du passé
simple, du futur, du conditionnel et du présent du subjonctif peuvent être
aisément dégagées, ainsi que les régularités
orthographiques qui les caractérisent (les formes rares seront étudiées
au collège). Les verbes les plus fréquents sont étudiés
en priorité.
Une première réflexion sur les temps
verbaux permet d'opposer l'expression verbale du "une fois" à celle du
"toujours". L'approche des diverses manières de situer et de caractériser
les événements dans le passé par l'emploi des divers temps
verbaux se fait dans la narration.
1.2 Le nom (grammaire, orthographe)
Le nom peut être identifié dans une phrase
par ses variations (en nombre et en genre) et par les éléments qui
l'entourent (essentiellement les déterminants et les expansions).
En comparant les différentes déterminations
du nom (articles, déterminants possessifs, démonstratifs, indéfinis),
on peut, en particulier, distinguer celles qui renvoient à un individu
et celles qui renvoient à toute une classe.
Les jeux (déplacement, substitution, expansion,
réduction) sur les différentes expansions du nom (adjectif qualificatif,
relative, complément du nom) permettent de développer l'agilité
de l'élève dans les projets d'écriture et d'affermir sa compréhension
des textes.
Le repérage des chaînes d'accord dans
le groupe nominal est une condition essentielle de la maîtrise de l'orthographe
grammaticale. L'élève doit apprendre à mobiliser son attention
pour marquer l'accord lorsqu'il écrit (y compris sous la dictée).
Les mêmes phénomènes pourront être
identifiés dans la langue étrangère ou régionale étudiée
par ailleurs.
2 - Quelques phénomènes grammaticaux
portant sur le texte
La fermeté du choix énonciatif présidant
à la production d'un texte est une conquête difficile pour les élèves
de l'école primaire et reste à cet âge plus implicite que
réfléchie. Au cycle 3, il suffit de rendre les élèves
sensibles aux ruptures qui surviennent dans leurs productions et à les
conduire à rétablir l'homogénéité, en particulier
dans les textes narratifs, mais aussi dans les projets d'écriture qui interviennent
dans les différents domaines.
Quelques phénomènes peuvent faire l'objet
d'observations réfléchies :
- repérage des divers substituts d'un nom (pronoms
et substituts nominaux) dans un texte lu et réalisation des substitutions
nécessaires lors d'une activité d'écriture ;
- repérage des mots de liaison (connecteurs
temporels, spatiaux et logiques) dans un texte lu et choix pertinent de ces mots
dans un texte en cours d'écriture ;
- repérage de la diversité des temps
verbaux dans un texte (en particulier, temps du passé dans un texte narratif)
et choix correct de ces temps dans un projet d'écriture ;
- repérage des fonctions syntaxiques de la ponctuation
et usage correct du point et, progressivement, de la virgule.
3 - Vocabulaire et orthographe lexicale
C'est dans les divers enseignements, et en particulier
lors des lectures, que les élèves augmentent leur vocabulaire. C'est
en écrivant qu'ils en fixent l'orthographe. Les amener à mobiliser
rapidement les éléments lexicaux et les expressions susceptibles
d'être utilisés pour évoquer un événement de
la vie quotidienne, un phénomène ordinaire, etc., n'est jamais inutile.
C'est l'occasion de rassembler des matériaux utiles pour une prise de parole,
un projet d'écriture.
Une première réflexion sur le lexique
déjà acquis permet, en repérant les liens qui le structurent,
d'en affermir la compréhension et d'en augmenter la disponibilité,
à l'oral comme à l'écrit. Elle permet aussi de commencer
à distinguer le rôle joué par le lexique dans le choix d'un
registre de langue.
3.1 Activités de vocabulaire
Parmi tous les phénomènes qui contribuent
à la structuration du lexique, c'est sur la polysémie des mots et
sur la relation de cette polysémie avec leur contexte d'emploi qu'il convient
d'insister plus particulièrement. On peut aussi commencer à faire
observer aux élèves les phénomènes de synonymie (dans
l'usage des substituts nominaux), les relations entre mots de sens contraire,
les processus de nominalisation (en particulier dans les textes scientifiques),
l'usage des termes génériques.
Les élèves ont eu l'occasion de jouer
avec des dérivations dès l'école maternelle. Au cycle 3,
il devient possible de les observer de manière plus réfléchie
en opérant des classifications, en tentant de distinguer ceux d'entre eux
qui sont les plus féconds, la manière dont certaines dérivations
sont exclues par la langue... Un rapprochement avec la langue étrangère
ou régionale étudiée peut se révéler particulièrement
judicieux.
Une première approche de la définition
permet de consolider l'usage du dictionnaire.
L'identification de l'origine de quelques mots sensibilise
les élèves aux différents héritages dont le français
est tributaire, notamment en relation avec l'apprentissage de la langue étrangère
ou régionale et l'histoire.
3.2 Maîtrise de l'orthographe lexicale
D'une manière générale, dans chaque
activité mettant en jeu l'écriture, on conduit les élèves
à utiliser tous les instruments nécessaires (répertoires,
dictionnaires, correcteurs informatiques, etc.) pour vérifier et corriger
l'orthographe lexicale.
Par ailleurs, on aide les élèves à
mémoriser l'orthographe lexicale des mots les plus fréquents en
effectuant tous les rapprochements nécessaires entre les mots présentant
les mêmes régularités orthographiques.
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
Être capable de :
- effectuer des manipulations dans un texte écrit
(déplacement, remplacement, expansion, réduction) ;
- identifier les verbes dans une phrase ;
- manipuler les différents types de compléments
des verbes les plus fréquents,
- identifier les noms dans une phrase ;
- manipuler les différentes déterminations
du nom (articles, déterminants possessifs, démonstratifs,
indéfinis) ;
- manipuler les différentes expansions
du nom (adjectifs qualificatifs, relatives, compléments du nom) ;
- trouver le présent, le passé
composé, l'imparfait, le passé simple, le futur, le conditionnel
présent et le présent du subjonctif des verbes réguliers
(à partir des règles d'engendrement) ;
- marquer l'accord sujet/verbe (situations régulières)
;
- repérer et réaliser les chaînes
d'accords dans le groupe nominal ;
- utiliser un dictionnaire pour retrouver la
définition d'un mot dans un emploi déterminé.
Avoir compris et retenu :
- qu'un texte est structuré ;
- que les constituants d'une phrase ne sont pas
seulement juxtaposés mais sont liés par de nombreuses relations
(avec le verbe, autour du nom) ;
- que la plupart des mots, dans des contextes
différents, ont des significations différentes ;
- qu'il existe des régularités
dans l'orthographe lexicale et que l'on peut les mobiliser pour écrire. |
LANGUES ÉTRANGÈRES
OU RÉGIONALES
OBJECTIFS
Au cycle 3, cet enseignement vise l'acquisition
de compétences assurées permettant l'usage efficace d'une langue
autre que la langue française dans un nombre limité de situations
de communication adaptées à un jeune enfant. Il contribue à
construire des connaissances linguistiques précises (formules usuelles
de communication, lexique, syntaxe et morphosyntaxe), ainsi que des connaissances
sur les modes de vie et la culture du ou des pays où cette langue est parlée.
Il vise aussi à faire découvrir, d'une
manière plus générale, l'enrichissement qui peut naître
de la confrontation à d'autres langues, d'autres cultures et d'autres peuples,
y compris lorsqu'ils sont liés à l'histoire personnelle ou familiale
de certains élèves de la classe.
Cet apprentissage est une étape d'un parcours
linguistique qui, au terme de la scolarité obligatoire, aura permis à
chaque élève d'acquérir au moins deux langues vivantes en
plus de sa langue maternelle.
Le volume horaire consacré à l'apprentissage
d'une langue étrangère ou régionale se décompose en
deux parties :
- deux séances hebdomadaires de 45 minutes pendant
lesquelles l'enseignement est conduit avec méthode ;
- des activités de réactivation des acquis
et d'exposition à la langue, soit réparties en courtes plages de
travail sur l'ensemble de la semaine, soit lors de moments plus intensifs dans
l'année (activités conduites par des locuteurs natifs de la langue,
classe linguistique, projet pédagogique dans la langue, etc.). Pour ces
activités, le volume horaire globalisé relève de l'autonomie
pédagogique du conseil des maîtres, pouvant aller jusqu'à
l'équivalent d'une demi-heure hebdomadaire.
PROGRAMME
1 - Un apprentissage centré sur des activités
de communication
Chaque séquence de langue repose sur des situations
et des activités ayant du sens pour les élèves, suscitant
leur participation active, favorisant les interactions et l'entraide dans le groupe
et développant l'écoute mutuelle.
Chaque fois que cela est possible, on utilise la langue
à l'occasion d'activités ritualisées (salutations, contrôles
des élèves présents, etc.), dans des activités simples
relevant d'autres enseignements (mathématiques, sciences, littérature,
éducation physique et sportive, etc.) ou encore dans des activités
ludiques dans ou hors du temps scolaire (jeux de société, etc.).
Les activités orales de compréhension
et d'expression sont prioritaires. L'exigence de correction linguistique est permanente
et s'exerce sans bloquer la volonté et le plaisir de s'exprimer.
La programmation des activités se fait sur la
base des compétences de communication à acquérir en fin de
cycle en tenant compte de la liste des connaissances linguistiques qui sera donnée
pour chaque langue (formules usuelles de communication, lexique, syntaxe et morphosyntaxe).
L'élève est progressivement conduit à
pouvoir :
- se présenter et parler de lui-même :
dire son nom, son âge, sa date de naissance et son adresse, parler de sa
famille et de ses amis, dire ce qu'il possède, dire ce qu'il ressent (joie,
faim, soif, fatigue, douleur) ;
- parler de son environnement : désigner une
personne ou un objet, préciser la date et l'heure, parler du temps qu'il
fait, parler de la nourriture, décrire quelqu'un ou quelque chose (taille,
couleurs, intensité), dire où se trouve quelqu'un ou quelque chose
; exprimer une chronologie simple ;
- entretenir quelques relations sociales simples :
saluer, prendre congé, remercier, s'excuser, souhaiter un anniversaire,
féliciter, inviter ;
- participer oralement à la vie de la classe
: dire qu'il sait ou ne sait pas ; demander de répéter ; dire qu'il
n'a pas compris ; exprimer son accord ou son désaccord ; appeler l'attention
de ses camarades ou du maître ; proposer, accepter et refuser ; dire qu'il
aime ou pas quelque chose ; exprimer un avis personnel.
Une égale attention est accordée à
la compréhension ou à la formulation de questions simples ainsi
qu'à la production de réponses et à la prise de parole par
l'élève.
2 - Un entraînement régulier et méthodique
Le développement des compétences de compréhension
et d'expression fait l'objet d'un entraînement rigoureux et progressif organisé
en vue des acquisitions ci-dessous.
2.1 Écouter et comprendre
Compétences auditives
- reconnaître les schémas intonatifs principaux,
l'accent de phrase ou de mots ;
- reconnaître les phonèmes de la langue
et discriminer des phonèmes voisins ;
- exercer sa mémoire auditive à court
et à long terme.
Construction du sens de ce qu'on entend
- reconnaître des mots transparents ;
- repérer des informations essentielles dans
une situation familière et prévisible ;
- prendre appui sur les mots accentués pour
comprendre l'essentiel ;
- déduire un sentiment à partir d'une
intonation ;
- reconnaître la valeur fonctionnelle d'énoncés
habituels dans des dialogues ;
- identifier le jalonnement chronologique dans un récit
ou un dialogue ;
- identifier les liens logiques principaux exprimant
la cause ou la conséquence ;
- anticiper un récit en prenant appui sur sa
connaissance du sujet ou de la situation.
2.2 S'exprimer à l'oral
Reproduction
- reproduire des énoncés en respectant
les schémas accentuels et intonatifs et en réalisant correctement
les phonèmes.
Utilisation d'énoncés figés
- mobiliser des énoncés adéquats
à la situation et à l'interlocuteur dans une succession d'échanges
ritualisés ;
- coopérer avec son interlocuteur en utilisant
les formules de politesse simples et courantes.
Construction d'énoncés
- personnaliser des énoncés connus en
modifiant quelques éléments, dans le respect de la morphosyntaxe
;
- exprimer des sentiments à l'aide de marqueurs
spécifiques et/ou de l'intonation ;
- utiliser des énoncés déclaratifs,
interrogatifs et injonctifs ;
- complexifier un énoncé grâce
à l'emploi de connecteurs simples.
2.3 Lire et comprendre
- reconnaître des mots isolés dans un
énoncé ;
- reconnaître des mots transparents et savoir
les lire ;
- oraliser un énoncé en respectant les
schémas accentuels et intonatifs ;
- maîtriser la relation entre graphèmes
et phonèmes spécifique à la langue ;
- segmenter correctement la lecture d'énoncés,
en prenant appui sur des éléments ou groupes de mots connus ;
- exercer sa mémoire visuelle ;
- anticiper la suite d'un énoncé à
partir de la connaissance que l'on a du sujet ou à partir du contexte.
2.4 S'exprimer à l'écrit
Reproduction
- reproduire des énoncés en les recopiant.
Construction d'énoncés
- personnaliser un énoncé en introduisant
de légers changements dans un texte bref ;
- écrire des phrases d'après un modèle
défini, en les modifiant par des variations ;
- complexifier un énoncé écrit
grâce à des connecteurs simples.
3 - Renforcement de la maîtrise du langage
À partir d'énoncés oraux ou écrits,
un début de réflexion sur le fonctionnement de la langue permet
de faire prendre conscience aux élèves qu'une langue n'est pas le
calque d'une autre et les rend capables d'un début d'autonomie dans la
production.
L'observation comparée de quelques phénomènes
simples dans des langues différentes (dont la langue française)
crée chez les élèves une distance qui leur permet d'être
plus sensibles aux réalités grammaticales et renforce la maîtrise
du langage.
4 - Découverte de faits culturels
Les connaissances sur les modes de vie des locuteurs
de la langue apprise sont transmises à l'occasion des activités
de langue organisées autour de thématiques liées à
l'environnement d'élèves de cet âge : la vie en famille, l'habitation,
l'école, les amis et les loisirs, les animaux familiers, les rythmes de
l'année (anniversaire, fêtes).
Ainsi, l'élève découvre la vie
scolaire d'enfants du même âge, notamment grâce à l'observation
de matériaux (audio)visuels.
Des éléments pertinents du folklore,
les personnages des légendes ou des contes, ainsi que quelques repères
culturels propres aux pays ou régions concernés sont choisis et
présentés en relation étroite avec les programmes d'histoire,
de géographie et d'éducation artistique.
5 - Dimension internationale de l'apprentissage
d'une langue étrangère
La dimension internationale de l'enseignement des langues
vivantes étrangères est affirmée par les contacts pris avec
des écoles à l'étranger, par les ressources de la messagerie
électronique et des réseaux de communication à distance,
ou encore par l'exploitation de documents audiovisuels. Des locuteurs natifs peuvent
prêter leur concours à cet enseignement.
Les langues régionales ont souvent une dimension
internationale, soit qu'elles soient parlées en dehors du territoire national,
soit qu'elles se rattachent à une famille linguistique dont d'autres langues
sont les langues nationales de pays voisins.
Cette dimension internationale contribue à la
construction de connaissances variées sur les modes de vie et les cultures
des pays concernés.
Compétences
devant être acquises en fin de cycle
Être capable de (compétences
de communication) :
À la fin du cycle 3, les élèves
devront avoir acquis le niveau A1 de l'échelle de niveaux du Cadre
européen commun de référence pour les langues publié
par le Conseil de l'Europe et ici adapté à des enfants d'âge
scolaire : |
|
CADRE
EUROPÉEN COMMUN DE RÉFÉRENCE POUR LES LANGUES (NIVEAU
A1)
|
| Comprendre |
Écouter |
Peut comprendre des énoncés
oraux simples au sujet de lui-même, de sa famille et de l'environnement
concret et immédiat, si les gens parlent lentement et distinctement. |
| Lire |
Peut reconnaître des
éléments connus ainsi que des phrases très simples,
par exemple dans des annonces, des affiches ou des catalogues.
|
| Parler |
Prendre part à une
conversation |
Peut communiquer de façon
simple, à condition que l'interlocuteur soit disposé à
répéter ou à reformuler ses phrases plus lentement
et à l'aider à formuler ce
qu'il/elle essaie de dire. Peut poser des questions simples sur des sujets
familiers ou sur ce dont
il/elle a immédiatement besoin, ainsi que répondre à
de telles questions. |
| S'exprimer oralement en
continu |
Peut utiliser des expressions
et des phrases simples pour décrire son lieu d'habitation et
les gens qu'il/elle connaît. Peut raconter une courte séquence
au passé. |
| Écrire |
|
Peut écrire un message
électronique simple, une courte carte postale simple, par exemple
de vacances. Peut remplir un questionnaire d'identité extrêmement
simple. |
Avoir compris
et retenu :
Se reporter aux indications données langue
par langue.
Connaissances linguistiques
- quelques formules usuelles de communication
correspondant aux fonctions de communication définies ci-dessus ;
- syntaxe et morphosyntaxe ;
- lexique.
Observation réfléchie de la
langue :
- l'organisation de la syntaxe de la phrase simple
déclarative et interrogative ;
- les moyens élémentaires de l'énonciation
;
- l'opposition de l'unicité et du nombre
;
- les moyens verbaux de la relation d'événements
présents, passés ou à venir ;
- les moyens d'exprimer la localisation.
Faits culturels
- les comportements culturels dans les relations
interpersonnelles liées aux fonctions de communication prévues
au programme ;
- la vie scolaire d'enfants du même âge
dans le(s) pays ou région(s) concerné(s) ;
- le calendrier de l'année scolaire et
civile, avec les événements les plus significatifs ;
- le folklore, les personnages des légendes
ou des contes des pays ou régions concernés ;
- quelques repères culturels propres aux
pays ou régions concernés. |
HISTOIRE
OBJECTIFS
Au cycle 3, à
partir d'une approche disciplinaire de l'histoire mieux constituée, le
maître aide l'élève à construire une intelligence du
temps historique fait de simultanéité et de continuité, d'irréversibilité
et de rupture, de courte et de longue durée. Le respect du déroulement
chronologique, jalonné par des dates significatives, y est donc essentiel
et constitue l'une des bases de l'approche historique.
En continuant à réserver une place prépondérante
au territoire français, ce programme l'insère plus fortement dans
une approche européenne et parfois même mondiale, sans exclure la
dimension régionale. Il ne se limite pas aux seuls événements
politiques, mais s'ouvre aux autres réalités qui seront abordées
dans leur complexité au collège.
L'élève doit être déjà
capable de comprendre la spécificité de l'histoire, cette "connaissance
par traces" qui, pour l'historien, sont des sources ou des documents. Il doit
donc pouvoir commencer à en comprendre le travail : rassembler des documents
autour d'un sujet, en donner la nature, la date, et l'auteur. Le maître
le prépare ainsi à l'entrée au collège en lui montrant
que l'histoire n'est pas une suite de récits merveilleux et imaginaires,
et en l'initiant à une première forme d'esprit critique.
Chaque époque a été marquée
par quelques personnages majeurs, dans l'ordre politique, mais aussi littéraire,
artistique ou scientifique. On n'oubliera pas, pour autant, le rôle de groupes
plus anonymes ni celui des femmes, dont on soulignera la faible place dans la
vie publique. Ces hommes et ces femmes, comme les événements, sont
présentés aux élèves à travers des récits
de l'époque. Ces textes, différents des textes de fiction, peuvent
ainsi aider les maîtres à "raconter" l'histoire. Ils fournissent
aussi la matière d'ateliers de lecture historique.
Les supports actuels de l'information rendent plus
que jamais nécessaire l'apprentissage de l'interprétation des images,
des codes qui leur sont spécifiques et du langage qui permet de les décrire.
La leçon d'histoire fait une très large
place à la réflexion collective et au débat, et suppose donc
un usage réglé de la parole, attentif à la précision
du vocabulaire utilisé et à la rigueur du raisonnement. Pour l'époque
actuelle, l'historien peut faire appel à des documents oraux relevant des
mêmes exigences critiques que le document écrit, et qui conduisent
donc les élèves à porter un regard différent sur les
paroles.
Pour éviter la mise en mémoire d'éléments
fragmentés et, lors des évaluations, la tentation des questionnaires
à choix multiple, chaque séance se termine par l'écriture
d'abord collective, puis progressivement plus individuelle, d'une courte et modeste
synthèse. Ces synthèses sont rassemblées dans un cahier unique
(conservé pendant toute la durée du cycle) qui facilite le lien
avec le professeur d'histoire et géographie du collège.
PROGRAMME
Le programme est découpé en six
périodes et vingt et un points forts. La programmation en est laissée
à la liberté du conseil de cycle qui doit, cependant, respecter
l'ordre chronologique et ne négliger aucune période, y compris la
plus récente.
Le document d'application précise les dates
importantes, les personnages et les groupes significatifs, le vocabulaire de base,
les sources et documents utilisables, en distinguant ce qui est indispensable
et ce qui est laissé à l'appréciation du maître. Il
propose une rubrique "pour aller plus loin" destinée aux enseignants désireux
de nourrir un projet plus approfondi. Ceux-ci sauront trouver l'équilibre
entre découvertes par les élèves des réalités
passées et mises au point sur des connaissances indispensables qu'ils peuvent
seuls transmettre et qui ne peuvent pas relever de la construction autonome du
savoir.
1 - La Préhistoire
Les temps préhistoriques s'étendent sur
plusieurs millions d'années. Faute de documents écrits, nous savons
peu de choses de nos ancêtres, même si la connaissance que nous en
avons, a fait récemment de grands progrès. En s'appuyant notamment
sur les ressources locales, on approchera donc la préhistoire par les traces
qu'elle a laissées, par la façon dont elles ont été
découvertes et exploitées, les lieux où elles sont conservées
(sols d'habitats, restes humains et animaux fossiles, outils, représentations
pariétales et sculptées...).
Points forts
- les premières traces de vie humaine, la maîtrise
du fer et les débuts de l'agriculture en Afrique et en Europe méditerranéenne
;
- l'élaboration d'un univers symbolique : l'apparition
de l'art autour de la représentation de l'homme et de l'animal.
2 - L'Antiquité
Première période historique, l'Antiquité
commence lorsqu'il existe des documents écrits sur une société,
c'est-à-dire à des moments différents selon les lieux. Une
grande partie de l'Antiquité concerne donc le Moyen-Orient et l'est du
bassin méditerranéen, où apparaissent de grandes civilisations
qui connaissent très tôt l'écriture, entre autres, celles
de l'Égypte et plus tard de la Grèce. Leur succède l'Empire
romain qui s'étend progressivement sur l'ensemble de la Méditerranée
et au-delà. Ces grandes civilisations seront étudiées au
collège. À l'école primaire, le programme commence avec l'entrée
de notre territoire dans "l'Histoire", c'est-à-dire avec l'arrivée
des Grecs et des Celtes (appelés Gaulois par les Romains) et plus encore
avec la victoire des Romains, la romanisation et la christianisation de la Gaule.
Points forts
- à l'origine de l'histoire du territoire français,
une diversité qui en fait la richesse : populations premières, Grecs,
Celtes (Gaulois) prédominants ;
- la romanisation de la Gaule ;
- de plusieurs dieux à un seul Dieu : la christianisation
du monde gallo-romain.
3 - Le Moyen-Âge (476-1492)
Les limites habituellement retenues vont de la chute
de l'Empire romain d'Occident à la découverte des Amériques.
À partir du IVème siècle, des
peuples venus de l'est, notamment les Francs et les Wisigoths s'installent dans
l'Empire romain d'Occident, qui s'effondre définitivement vers la fin du
Vème siècle. Sur ces ruines s'établissent des royaumes fondés
par des peuples germaniques. Cette période est décisive dans notre
passé national, avec le nom même de notre pays, l'émergence
de sa capitale et en même temps des grandes identités régionales.
Décisive aussi pour l'Europe avec d'un côté les différenciations
territoriales et linguistiques, mais de l'autre, une première forme d'unité
religieuse (la chrétienté), culturelle et artistique. C'est enfin
le temps de l'établissement de la troisième grande religion monothéiste,
l'Islam, qui crée une nouvelle et brillante civilisation dominant le sud
de la Méditerranée. Les chrétiens et les musulmans vont s'affronter,
mais aussi échanger produits et idées.
Points forts
- à la suite de migrations et d'invasions, en
particulier celle des Francs, dislocation du pouvoir politique et domination des
seigneurs sur les paysans ;
- naissance de la France : un État royal, une
capitale, une langue ;
- l'Europe des abbayes et des cathédrales ;
- en Méditerranée, une civilisation fondée
autour d'une nouvelle religion, l'Islam. Entre chrétiens et musulmans,
des conflits mais aussi des échanges.
4 - Du début des temps modernes à
la fin de l'époque napoléonienne (1492-1815)
Cette période de trois siècles, riche
de multiples événements, ouvre véritablement le monde moderne,
ainsi qualifié par opposition à une époque contemporaine
plus proche de nous. L'ensemble de la planète est désormais accessible,
l'imprimerie facilite une large diffusion des connaissances et des idées,
une vision scientifique du monde émerge, aux XVIème et XVIIème
siècles. Avec l'Encyclopédie, le XVIIIème siècle voit
se développer l'intérêt pour les techniques. De grands textes
fondateurs, marquant encore la vie politique et sociale de notre pays, sont élaborés
: la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen et le Code
civil. Mais la même période a vu le massacre des Indiens d'Amérique,
la traite des noirs, la Terreur révolutionnaire et l'apparition de la "guerre
de masse", caractéristique de la Révolution et de l'Empire.
Points forts
- le temps des découvertes : la planète
désormais accessible, mais l'apparition d'une nouvelle forme d'esclavage
;
- une autre vision du monde artistique, religieuse,
scientifique et technique ;
- la monarchie absolue en France : Louis XIV et Versailles
;
- le mouvement des Lumières, la Révolution
française et le Premier Empire : l'aspiration à la liberté
et à l'égalité, réussites et échecs.
5 - Le XIXème siècle (1815-1914)
La période est beaucoup plus courte que la précédente,
moins de cent ans, mais elle est fondamentale pour comprendre notre temps. L'industrialisation
et l'urbanisation transforment les économies et les sociétés
de l'Europe occidentale. Face à la bourgeoisie, se développe un
monde ouvrier aux conditions de travail inhumaines. De grands mouvements de populations
affectent désormais l'Europe. C'est le siècle de l'émigration
et de l'expansion coloniale. En France, la République s'installe durablement,
consolide les libertés fondamentales et développe l'instruction,
mais la femme reste dans une position d'infériorité face à
l'homme, comme partout en Europe.
Points forts
- une Europe en pleine expansion industrielle et urbaine,
à la recherche de territoires et de débouchés : le temps
du travail en usine, de l'émigration et des colonies ;
- les difficultés de la République à
s'imposer en France : un combat politique de plusieurs générations
;
- l'inégalité entre l'homme et la femme
exclue du vote et inférieure juridiquement.
6 - Le XXème siècle et le monde actuel
On fait débuter le XXème siècle
au début de la Première Guerre mondiale parce qu'elle marque la
fin de l'hégémonie européenne et l'émergence de la
puissance américaine. Le contraste est grand entre l'ampleur des progrès
scientifiques et techniques qui entraînent d'incontestables améliorations
de vie pour la majorité des Français et des Européens et
la violence du siècle marquée par les massacres et les formes les
plus extrêmes de l'intolérance et de l'exclusion contre lesquelles
s'élèvent les voix de quelques grandes personnalités. Le
développement de nouveaux moyens de communication et d'information accentue
la "mondialisation" et donne l'impression d'un "village planétaire" où
chaque événement est immédiatement connu et se répercute
dans l'ensemble du monde. Cette mondialisation ne supprime pas les fortes tensions
ni les inégalités entre les diverses parties de la planète.
Pour tenter d'améliorer la situation, se créent de nombreuses organisations
internationales dont l'ONU, l'Organisation des Nations Unies, tandis que l'Europe
cherche, non sans difficulté, à s'unifier.
L'Union européenne est traitée dans le
programme de géographie.
Points forts
- la planète en guerre : l'extrême violence
du siècle ;
- l'extermination des juifs par les nazis : un crime
contre l'humanité ;
- la Cinquième République : pour commencer
à comprendre le fonctionnement de notre système démocratique
;
- la société en France dans la deuxième
moitié du XXème siècle : les progrès techniques, la
fin des campagnes et le bouleversement des genres de vie ;
- les arts, expressions d'une époque : à
partir d'un ou deux exemples français ou internationaux laissés
au choix des enseignants.
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
Être capable de :
- distinguer les grandes périodes historiques,
pouvoir les situer chronologiquement, commencer à connaître
pour chacune d'entre elles différentes formes de pouvoir, des groupes
sociaux, et quelques productions techniques et artistiques ;
- classer des documents selon leur nature, leur
date et leur origine ;
- savoir utiliser les connaissances historiques
en éducation civique et dans les autres enseignements, en particulier
dans le domaine artistique ;
- consulter une encyclopédie et les pages
internet ;
- utiliser à bon escient les temps du
passé rencontrés dans les récits historiques.
Avoir compris et retenu :
- une vingtaine d'événements et
leurs dates (voir document d'application) ;
- le rôle des personnages et des groupes
qui apparaissent dans les divers points forts, ainsi que les faits les plus
significatifs, et pouvoir les situer dans leur période ;
- le vocabulaire spécifique, pouvoir l'utiliser
de façon exacte et appropriée. |
GÉOGRAPHIE
OBJECTIFS
Au cycle 3, l'élève consolide ses
connaissances sur la diversité des espaces en se familiarisant avec une
approche disciplinaire spécifique, celle de la géographie, étude
de l'organisation de l'espace par les sociétés, centrée à
ce niveau sur la lecture des paysages et des représentations de l'espace,
en relation étroite avec la photographie, la peinture, les principaux supports
visuels et écrits, la littérature et l'histoire.
Les géographes découpent la planète
et l'espace social en unités auxquelles ils donnent du sens, qu'ils situent,
qu'ils structurent, qu'ils mettent en relation. Ils produisent et utilisent des
images de la Terre, de sa totalité et de ses parties. Ils cherchent à
comprendre comment les hommes produisent, occupent, utilisent, aménagent,
organisent et transforment leurs territoires, pour et par leurs activités.
Sans bouleverser l'économie générale
du programme précédent, le programme actuel est centré sur
la mise en relation de la lecture des paysages et de l'étude des cartes.
Il propose, dans l'approche des sujets étudiés, d'établir
des liens plus étroits avec l'histoire, l'éducation civique et les
autres enseignements.
L'objectif est de transmettre aux élèves
les connaissances nécessaires pour nommer et commencer à comprendre
les espaces dans lesquels ils vivent, et qu'ils contribuent, à leur échelle,
à transformer. Ce sont là les repères et les outils indispensables
pour suivre avec profit l'enseignement de la géographie au collège,
principalement centré sur l'analyse des "milieux".
Le paysage appartient au monde réel des constructions
humaines (il n'existe plus de "paysage naturel" en Europe) ; il est aussi ce qui
s'embrasse du regard : un vécu, une perception, un référent
culturel, inspirés par les valeurs individuelles et collectives de celui
qui l'observe. Construction de l'homme, en perpétuelle évolution,
il est constamment réinventé. La lecture de l'image paysagère,
lors d'une sortie sur le terrain, de l'étude d'une photographie, d'un tableau
ou d'une gravure, est ainsi toujours polysémique (voir l'éducation
visuelle).
La carte, qui peut être topographique, thématique
ou de synthèse, est un outil de communication complexe qui représente
les interrogations fondamentales des acteurs sur l'espace et les territoires qu'ils
occupent : pourquoi est-ce là et pas ailleurs ?
L'enseignement de la géographie suppose donc
un usage rigoureux et argumenté de la description, de l'analyse et de la
synthèse. L'élève y découvre un vocabulaire spécifique
qu'il apprend à distinguer du vocabulaire courant et à utiliser
avec précision. Cet enseignement fait appel à des supports variés
de lecture et de réflexion :
- photographies, cartes, schémas, modèles,
films... ;
- récits de voyages, d'expéditions scientifiques
et militaires, descriptions de paysages (pouvant alimenter un atelier de lecture)
;
- titres, légendes, nomenclatures de documents
graphiques ;
- index d'atlas et corrélats d'encyclopédie
(papier ou numérique), sommaire de portail ou formulaire de requête
d'un moteur de recherche, structure d'un site internet...
Chaque séance, en classe ou sur le terrain,
permet à l'enseignant d'aider l'élève à améliorer
la maîtrise du langage oral ou écrit, que ce soit dans la collecte,
l'identification, le classement, le traitement, la mise en mémoire des
informations, dans leur analyse ou dans la conduite de la réflexion. Chaque
séquence se termine par l'écriture collective, et progressivement
plus individualisée, d'une courte synthèse. Celle-ci est établie
à partir des documents utilisés pour la compréhension de
l'espace étudié et figure dans un cahier unique, conservé
tout au long du cycle, ainsi que le vocabulaire, les croquis ou les tableaux.
Ce cahier unique facilite le lien avec le professeur d'histoire et géographie
du collège.
PROGRAMME
Le programme, centré sur l'espace national,
est organisé selon trois entrées : le monde, l'Europe et la France.
La liberté est laissée au conseil des maîtres pour répartir,
comme il l'entend, cet enseignement dans les trois années du cycle 3. Cependant,
il ne doit en négliger aucune dimension et part, en toute logique, de l'échelle
mondiale pour y retourner dans une synthèse en fin de cycle, en examinant
la place de la France dans le monde actuel. La géographie est aussi l'occasion
d'une approche des réalités locales et régionales qui doit
être privilégiée, chaque fois que cela est possible.
1 - Regards sur le monde : des espaces organisés
par les sociétés humaines
Les sociétés humaines ont investi la
presque totalité de la planète. Elles organisent l'espace, elles
créent des territoires en s'adaptant à leurs composantes physiques
et biologiques qu'elles modifient de façon plus ou moins importante. Sur
ce point, le lien avec les sciences expérimentales est recommandé.
Points forts
- comparaison des représentations globales de
la Terre (globe, planisphères...) et du monde (cartes, images d'artistes
ou publicités...) ;
- mise en valeur des principaux contrastes de la planète
:
. zones denses et vides de populations ;
. océans et continents, ensembles climatiques
vus du point de vue humain ;
. genres de vie.
2 - Espaces européens : une diversité
de paysages
L'Europe trouve sa spécificité dans la
diversité de ses paysages, ce qui n'exclut pas une unité relative
par rapport à des continents comme l'Afrique ou l'Asie. Elle se caractérise
par l'importance des villes et des axes de circulation qui les relient. En s'appuyant
sur les représentations paysagères et cartographiques, le maître
évoque les différentes limites de l'Europe habituellement retenues,
politiques, "naturelles", culturelles, économiques, et aide les élèves
à identifier et localiser les principaux ensembles spatiaux. Il leur donne
une première connaissance de l'Union Européenne.
Points forts
- différenciation des paysages de l'est à
l'ouest et du nord au sud ; les utilisations par les hommes des côtes, des
massifs montagneux, des plaines, des mers ;
- opposition des zones peuplées et moins peuplées
;
- observation des réseaux urbains et des réseaux
de circulation ;
- repérage des centres et des périphéries
européennes ;
- évocation sommaire de la création de
l'Union européenne, de son rôle ; reconnaissance de ses espaces,
de ses territoires (en relation avec l'histoire et en appui de l'éducation
civique) ;
- l'euro, son rôle ; application des compétences
acquises en calcul dans l'usage des euros et des centimes.
3 - Espaces français
À l'image de l'Europe, la France est aussi caractérisée
par une diversité de paysages qui s'accompagne de la part des Français
d'un sentiment profond de l'unité de leur pays, fruit d'une longue histoire.
Points forts
- des paysages historiques en constante évolution
:
. les facteurs de diversité du territoire français
(métropole, départements et territoires d'Outre-Mer) à travers
les représentations cartographiques et paysagères ;
. les paysages urbains (le centre, la banlieue, la
ville nouvelle) en relation avec les arts visuels ;
. les paysages ruraux et industriels appréhendés
à travers quelques problèmes actuels ;
. commerce, service, tourisme et loisirs à travers
l'évolution récente des paysages ;
- la France, un territoire organisé à
différentes échelles.
Les exemples de la région (France métropolitaine
ou d'Outre-Mer) où habitent les élèves et d'une autre région
resituées dans le cadre français et européen permettent d'aborder
:
. le réseau urbain et les aires d'influence
des grandes villes ;
. les grands axes de communication ;
. les petites villes et leurs "pays" ;
. une première approche du découpage
de l'espace français : la commune, le département, la région
(en rapport avec l'éducation civique) à partir d'exemples locaux.
4 - La France à l'heure de la mondialisation
Ce thème, étroitement relié à
l'histoire, sera abordé à partir de deux constats opposés
:
- la tendance à l'unification (modes de consommation
et de production, contraintes politiques, circulation de l'information et production
culturelle et scientifique) ;
- l'accroissement des différences (guerres et
déplacements de population, opposition Nord-Sud, mouvements d'opposition
à la globalisation...).
Points forts
- le poids économique, politique, culturel ou
sportif de la France et sa participation aux événements mondiaux
(prendre des exemples en relation avec l'actualité, la langue étudiée
et l'éducation artistique) ;
- la situation et le rôle de la francophonie
(en relation avec l'éducation civique).
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
Être capable de :
- effectuer une recherche dans un atlas imprimé
et dans un atlas numérique ;
- mettre en relation des cartes à différentes
échelles pour localiser un phénomène ;
- réaliser un croquis spatial simple ;
- situer le lieu où se trouve l'école
dans l'espace local et régional ;
- situer la France dans l'espace mondial ;
- situer les positions des principales villes
françaises et des grands axes de communication français ;
- situer l'Europe, ses principaux États,
ses principales villes dans l'espace mondial ;
- appliquer les compétences acquises dans
le domaine du calcul à l'usage de la monnaie (euros, centimes).
Avoir compris et retenu :
- le vocabulaire géographique de base
(être capable de l'utiliser dans un contexte approprié) ;
- les grands types de paysages (être capable
de les différencier) ;
- les grands ensembles humains (continentaux
et océaniques) et pouvoir les reconnaître et les localiser
sur un globe et sur un planisphère ;
- les États qui participent à l'Union
européenne. |
ÉDUCATION SCIENTIFIQUE
MATHÉMATIQUES
OBJECTIFS
Les connaissances et les savoir-faire développés
au cycle 3 doivent contribuer au développement d'une pensée rationnelle,
à la formation du citoyen, et permettre de bénéficier au
mieux de l'enseignement donné au collège. Ce triple impératif
concerne aussi bien les connaissances que doivent acquérir les élèves
que leur capacité à les mobiliser, de façon autonome, pour
résoudre des problèmes.
La résolution de problèmes est au centre
des activités mathématiques et permet de donner leur signification
à toutes les connaissances qui y sont travaillées : nombres entiers
et décimaux, calcul avec ces nombres, approche des fractions, objets du
plan et de l'espace et certaines de leurs propriétés, mesure de
quelques grandeurs.
Les situations sur lesquelles portent les problèmes
proposés peuvent être issues de la vie de la classe, de la vie courante,
de jeux, d'autres domaines de connaissances ou s'appuyer sur des objets mathématiques
(figures, nombres, mesures...). Elles sont présentées sous des formes
variées : expérience concrète, description orale, support
écrit (texte, document, tableau, graphique, schéma, figure).
Au travers de ces activités, le développement
des capacités à chercher, abstraire, raisonner, prouver, amorcé
au cycle 2, se poursuit. Pour cela, il est nécessaire de prendre en compte
les démarches mises en œuvre par les élèves, les solutions
personnelles qu'ils élaborent, leurs erreurs, leurs méthodes de
travail, et de les exploiter dans des moments de débat. Au cycle 3, les
élèves apprennent progressivement à formuler de manière
plus rigoureuse leurs raisonnements, s'essaient à l'argumentation et à
l'exercice de la preuve.
Dans les moments de réflexion collective et
de débat qui suivent le traitement des situations, l'usage ordinaire de
la langue orale et les formulations spontanées des élèves
prévalent. Ils sont toutefois complétés par le recours à
un lexique et à des formulations spécifiques, nécessaires
à la rigueur du raisonnement. Une attention particulière doit être
portée aux difficultés de lecture des énoncés que
rencontrent de nombreux élèves afin, d'une part, de ne pas pénaliser
les élèves dont l'autonomie face à l'écrit est insuffisante,
d'autre part, de travailler les stratégies efficaces de lecture de ces
types de textes. L'écriture comporte, en mathématiques, différentes
formes qui doivent être progressivement distinguées : écrits
pour chercher, écrits pour communiquer une démarche et un résultat,
écrits de référence.
L'élaboration des connaissances se réalise
au travers de la résolution de problèmes, leur maîtrise nécessite
des moments d'explicitation et de synthèse, et leur efficacité est
conditionnée par leur entraînement dans des exercices qui contribuent
à leur mémorisation.
La diffusion maintenant généralisée
des calculatrices rend moins nécessaire la virtuosité des élèves
dans les techniques opératoires (calcul posé), dont on attend seulement
qu'elles permettent de renforcer la compréhension des opérations.
L'apprentissage des techniques opératoires fournit une occasion de renforcer
la compréhension de certaines propriétés des nombres et des
opérations. Le calcul mental sous toutes ses formes (résultats mémorisés,
calcul réfléchi) occupe la place principale et accompagne l'usage
intelligent d'une calculatrice ordinaire.
L'enseignement des mathématiques doit intégrer
et exploiter les possibilités apportées par les technologies de
l'information et de la communication : calculatrices, logiciels de géométrie
dynamique, logiciels d'entraînement, toile (pour la documentation ou les
échanges entre classes), rétroprojecteur (pour les moments de travail
collectif).
Le document d'application précise et développe,
pour chaque contenu, les compétences élaborées au cours du
cycle, apporte un éclairage sur les modalités d'apprentissage et
donne des pistes d'activités pédagogiques. Il constitue un complément
indispensable pour la mise en œuvre du présent programme.
PROGRAMME
1 - Exploitation de données numériques
Ce domaine recouvre l'ensemble des problèmes
dans lesquels les nombres et le calcul interviennent comme outils pour traiter
une situation, c'est-à-dire pour organiser, prévoir, choisir, décider
:
- problèmes résolus en utilisant les
connaissances sur les nombres naturels et décimaux et sur les opérations
étudiées ;
- problèmes relevant de la proportionnalité,
résolus en utilisant des raisonnements personnels appropriés ;
- utilisation de données organisées en
listes, en tableaux, ou représentées par des diagrammes, des graphiques.
Le raisonnement y occupe une place importante, en particulier
dans la résolution de problèmes relevant de la proportionnalité.
Ce qu'on appelle traditionnellement le "sens des opérations"
doit être au centre des préoccupations. Les problèmes ne se
limiteront pas à ceux qui peuvent se résoudre à l'aide d'une
seule opération : des problèmes nécessitant le recours, explicite
ou non, à des étapes intermédiaires seront également
proposés. Selon les problèmes proposés, selon la maîtrise
qu'il a des connaissances en jeu, l'élève aura recours à
des procédures expertes ou élaborera des procédures personnelles
de résolution.
Des situations relevant de la proportionnalité
sont proposées et traitées en utilisant des raisonnements personnels,
adaptés aux données en jeu dans la situation et aux connaissances
numériques des élèves (voir les exemples fournis dans le
document d'application). Les élèves distingueront ces situations
de celles pour lesquelles ces raisonnements ne sont pas pertinents (situations
de non-proportionnalité). Ces procédures de résolution concernent
également les problèmes relatifs aux pourcentages, aux échelles,
aux vitesses moyennes et aux conversions entre unités de longueur, de masse,
de contenance, de durée ou d'aire qui trouvent leur place sous cette rubrique.
À partir de cette première approche dont l'importance ne doit pas
être sous-estimée, l'étude organisée de la proportionnalité
sera mise en place au collège.
Les élèves sont également confrontés
à la lecture, à l'interprétation critique et à la
construction de divers modes de représentation (listes, tableaux, diagrammes,
graphiques), à partir de données effectives : enquêtes, mesurages
en sciences, documents d'actualité. Au-delà d'une première
maîtrise de ce type d'outils, on cherche à mettre en lumière
le fait que l'interprétation de l'information dont ils rendent compte doit
être faite avec vigilance : selon les graduations choisies, les mêmes
données peuvent, par exemple, donner l'impression d'une forte ou d'une
faible croissance.
2 - Connaissance des nombres entiers naturels
Les connaissances relevant de ce domaine doivent être
bien maîtrisées à la fin de l'école primaire. L'étude
organisée des nombres se limite aux nombres de la classe des millions,
mais des nombres plus grands peuvent être rencontrés. À la
fin du cycle 3, les élèves doivent maîtriser la lecture et
l'écriture des nombres entiers naturels. Ils doivent comprendre les principes
de la numération décimale, en particulier que la valeur des chiffres
dépend de leur position dans l'écriture des nombres, en relation
avec les activités de groupements et d'échanges qui la sous-tendent.
Ils doivent également maîtriser la comparaison
et le rangement de ces nombres et avoir travaillé sur le placement exact
ou approché de nombres sur une droite graduée, en relation avec
la proportionnalité. Le travail sur les graduations sera réinvesti
ensuite dans l'étude des nombres décimaux.
Une bonne maîtrise des relations entre des nombres
d'usage fréquent permet de structurer le domaine numérique. Elle
fournit des points d'appui pour le calcul mental, notamment pour le calcul approché
,et constitue une première approche de l'arithmétique qui sera poursuivie
au collège.
Les connaissances relatives aux nombres entiers naturels
concernent :
- la numération décimale : valeur des
chiffres en fonction de leur position, suites de nombres ;
- les désignations écrites (en chiffres
et en lettres) et parlées des nombres ;
- la comparaison et le rangement de nombres, le placement
de nombres sur une droite graduée ;
- les relations arithmétiques entre les nombres
: doubles, moitiés, quadruples, quarts, triples, tiers..., notamment entre
nombres d'usage courant, la notion de multiple (multiples de 2, 5 et 10).
3 - Connaissance des fractions simples et des nombres
décimaux
Au cycle 3, les élèves mettent en place
une première maîtrise des fractions et des nombres décimaux
: compréhension de leurs écritures, mise en relation des écritures
à virgule avec des sommes de fractions décimales, comparaison des
nombres décimaux, utilisation de graduations. Leur étude sera poursuivie
au collège.
Les fractions et les nombres décimaux doivent
d'abord apparaître comme de nouveaux nombres, utiles pour traiter des problèmes
que les nombres entiers ne permettent pas de résoudre de façon satisfaisante
: problèmes de partage, de mesure de longueurs ou d'aires, de repérage
d'un point sur une droite. Les fractions sont essentiellement introduites, au
cycle 3, pour donner du sens aux nombres décimaux.
La compréhension des nombres décimaux
est favorisée par la comparaison de certaines de leurs propriétés
avec celles des nombres entiers : la notion de "nombres consécutifs" a
du sens avec les nombres entiers, elle n'en a plus avec les nombres décimaux,
intercaler un nombre entre deux décimaux est toujours possible (ce qui
n'est pas vrai pour deux nombres entiers), le nombre de chiffres de l'écriture
décimale est un critère de comparaison de deux nombres entiers et
ne l'est plus pour deux nombres décimaux.
Concernant les écritures à virgule des
nombres décimaux, les élèves doivent comprendre que la valeur
d'un chiffre dépend de sa position : cette valeur se définit notamment
par rapport à l'unité (le dixième et le centième représentent
dix fois moins et cent fois moins que l'unité) et par rapport à
celle des chiffres voisins (le centième représente dix fois moins
que le dixième).
Dans les situations où des décimaux sont
utilisés, on rendra les élèves attentifs au choix des décimales
pertinentes.
Les connaissances relatives aux fractions et aux nombres
décimaux concernent :
- les fractions simples : utilisation, écriture,
encadrement entre deux nombres entiers successifs, écriture comme somme
d'un entier et d'une fraction inférieure à 1 ;
- les nombres décimaux : utilisation, valeur
des chiffres en fonction de leurs positions dans une écriture à
virgule, passage de l'écriture à virgule à une écriture
fractionnaire (fractions décimales) et inversement, suites de nombres décimaux,
lien entre désignations orales et écritures chiffrées ;
- la comparaison, le rangement, l'intercalation, l'encadrement
de nombres décimaux, leur placement sur une droite graduée ;
- la valeur approchée d'un décimal à
l'unité près, au dixième près, au centième
près.
4 - Calcul
Dans ce domaine, les compétences en calcul mental
(résultats mémorisés, calcul réfléchi exact
ou approché) sont à développer en priorité. Pour cela,
une bonne connaissance des tables est indispensable. Elle suppose de savoir fournir
aussi bien un résultat direct (somme ou produit) qu'un résultat
dérivé (complément et différence, facteur d'un produit
ou quotient). Le calcul réfléchi implique la mise en œuvre
de procédures personnelles, adaptées à chaque calcul particulier
: elles peuvent être uniquement mentales ou s'appuyer sur un écrit.
L'explicitation et l'analyse, par les élèves, des raisonnements
utilisés constituent un moment important de cet apprentissage. Le travail
sur le calcul approché commence au cycle 3. Il doit être utilisé
dans des situations où les élèves peuvent lui donner du sens,
par exemple : contrôle d'un résultat obtenu par écrit ou à
l'aide d'une calculatrice, moyen de décider dans une situation où
le résultat exact n'est pas nécessaire.
Les techniques opératoires usuelles sont mises
en place sur des nombres d'usage courant, en s'attachant à assurer une
bonne compréhension des étapes du calcul. Elles ne doivent pas faire
l'objet d'une recherche de virtuosité excessive.
Les élèves doivent être capables
d'utiliser des calculatrices comme moyen ordinaire de calcul (par exemple, dans
la résolution de problèmes qui ne peuvent pas être traités
mentalement) et maîtriser certaines de leurs fonctionnalités.
Les connaissances relatives au calcul concernent :
- la mémorisation de résultats sur les
nombres entiers et décimaux (voir la rubrique compétences) ;
- les techniques opératoires : addition, soustraction
de nombres entiers ou décimaux, multiplication de deux nombres entiers
ou d'un nombre décimal par un nombre entier, division euclidienne de deux
nombres entiers (quotient entier et reste) ;
- le calcul réfléchi exact ou approché
: organisation et traitement de calculs (mentalement ou avec l'aide de l'écrit),
ordre de grandeur d'un résultat ;
- l'utilisation de calculatrices et la maîtrise
de certaines de leurs fonctionnalités.
5 - Espace et géométrie
L'objectif principal est de permettre aux élèves
d'améliorer leur "vision de l'espace" (repérage, orientation), de
se familiariser avec quelques figures planes et quelques solides et de passer
progressivement d'une géométrie où les objets et leurs propriétés
sont contrôlés par la perception à une géométrie
où ils le sont par explicitation de propriétés et recours
à des instruments. Les activités du domaine géométrique
ne visent pas des connaissances formelles (définitions), mais des connaissances
fonctionnelles, utiles pour résoudre des problèmes dans l'espace
ordinaire, dans celui de la feuille de papier ou sur l'écran d'ordinateur,
en particulier des problèmes de comparaison, de reproduction, de construction,
de description, de représentation d'objets géométriques ou
de configurations spatiales (notamment, représentations planes de solides).
Si les compétences attendues en fin de cycle ne concernent que quelques
figures et solides, les problèmes proposés portent sur d'autres
objets : quadrilatères particuliers tels que le trapèze, le "cerf-volant",
le parallélogramme ; solides tels que le prisme, la pyramide, la sphère,
le cylindre, le cône.
La notion d'agrandissement ou de réduction de
figures fait l'objet d'une première étude, en liaison avec la proportionnalité,
et conduit à une approche de la notion d'échelle.
Les connaissances relatives à l'espace et à
la géométrie concernent :
- le repérage de cases ou de points sur un quadrillage
;
- l'utilisation de plans et de cartes ;
- les relations et propriétés géométriques
: alignement, perpendicularité, parallélisme, égalité
de longueurs, symétrie axiale, milieu d'un segment ;
- l'utilisation d'instruments (règle, équerre,
compas) et de techniques (pliage, calque, papier quadrillé) ;
- les figures planes (en particulier : triangle et
ses cas particuliers, carré, rectangle, losange, cercle) : reconnaissance,
reproduction, construction, description, décomposition d'une figure en
figures plus simples ;
- les solides (en particulier : cube, parallélépipède
rectangle) : reconnaissance, reproduction, construction, description, représentations
planes (patrons) ;
- l'agrandissement et la réduction de figures
planes, en lien avec la proportionnalité.
6 - Grandeurs et mesure
L'essentiel des activités concerne la résolution
de problèmes "concrets", réels ou évoqués, en utilisant
des procédés directs, des instruments de mesure, des estimations
ou des informations données avec les unités usuelles. Les activités
scientifiques et technologiques fournissent un champ d'application privilégié
pour ce domaine.
Certaines grandeurs (longueurs, masses, volumes sous
l'aspect contenances, durées) ont fait l'objet d'une première approche
au cycle 2. Les connaissances élaborées sont complétées
et structurées au cycle 3, en particulier à travers la maîtrise
des unités légales du système métrique ou sexagésimal
(pour les durées) et de leurs relations.
La notion d'aire est mise en place, notamment par des
activités de classement et rangement de surfaces qui précèdent
les activités de mesurage avec une unité choisie. L'étude
des aires se prolonge au collège.
De la même façon, concernant les angles,
les activités de classement et de rangement d'angles précèdent
les activités de mesurage en degrés, qui relèvent du collège.
Les élèves doivent, en particulier, prendre conscience du fait que
les longueurs des "côtés" n'ont aucune incidence sur le résultat
de la comparaison des angles.
Les connaissances relatives aux grandeurs et à
leur mesure concernent :
- les longueurs, les masses, les volumes (contenances)
: mesure de ces grandeurs (utilisation d'instruments, choix approprié de
l'unité), estimation (ordre de grandeur), unités légales
du système métrique (mètre, gramme, litre, leurs multiples
et leurs sous-multiples), calcul sur des mesures exprimées à l'aide
de ces unités ;
- le périmètre d'un polygone ;
- les aires : comparaison de surfaces selon leurs aires,
différenciation de l'aire et du périmètre, mesure d'aires
à l'aide d'une unité donnée, unités usuelles (cm2,
dm2, m2, km2) et leurs relations ;
- l'aire d'un rectangle ;
- les angles : comparaison, reproduction ;
- le repérage du temps et les durées
: lecture de l'heure, unités de mesure des durées (année,
mois, semaine, jour, heure, minute, seconde) et leurs relations ;
- le calcul de la durée écoulée
entre deux instants donnés.
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
On trouvera dans le document d'application une
version plus détaillée et commentée des compétences
énumérées ici, accompagnée de remarques sur
l'articulation des apprentissages du cycle 3 et du début du collège.
Des compétences générales
sont à l'œuvre dans l'ensemble des activités mathématiques
et doivent être acquises en fin de cycle :
- utiliser ses connaissances pour traiter des
problèmes ;
- chercher et produire une solution originale
dans un problème de recherche ;
- mettre en œuvre un raisonnement, articuler
les différentes étapes d'une solution ;
- formuler et communiquer sa démarche
et ses résultats par écrit et les exposer oralement ;
- contrôler et discuter la pertinence ou
la vraisemblance d'une solution ;
- identifier des erreurs dans une solution en
distinguant celles qui sont relatives au choix d'une procédure de
celles qui interviennent dans sa mise en œuvre ;
- argumenter à propos de la validité
d'une solution.
1 - EXPLOITATION DE DONNÉES NUMÉRIQUES
1.1 Problèmes relevant des quatre
opérations
- résoudre des problèmes en utilisant
les connaissances sur les nombres naturels et décimaux et sur les
opérations étudiées.
1.2 Proportionnalité
- résoudre des problèmes relevant
de la proportionnalité en utilisant des raisonnements personnels
appropriés (dont des problèmes relatifs aux pourcentages,
aux échelles, aux vitesses moyennes ou aux conversions d'unités).
1.3 Organisation et représentation
de données numériques
- organiser des séries de données
(listes, tableaux...),
- lire, interpréter et construire quelques
représentations : diagrammes, graphiques.
2 - CONNAISSANCE DES NOMBRES ENTIERS NATURELS
2.1 Désignations orales et écrites
des nombres entiers naturels
- déterminer la valeur de chacun des chiffres
composant l'écriture d'un nombre entier en fonction de sa position
;
- donner diverses décompositions d'un
nombre en utilisant 10, 100, 1000..., et retrouver l'écriture d'un
nombre à partir d'une telle décomposition ;
- produire des suites orales et écrites
de 1 en 1, 10 en 10, 100 en 100, à partir de n'importe quel nombre
;
- associer la désignation orale et la
désignation écrite (en chiffres) pour des nombres jusqu'à
la classe des millions.
2.2 Ordre sur les nombres entiers naturels
- comparer des nombres, les ranger en ordre croissant
ou décroissant, les encadrer entre deux dizaines consécutives,
deux centaines consécutives, deux milliers consécutifs...
;
- utiliser les signes <et> pour exprimer
le résultat de la comparaison de deux nombres ou d'un encadrement
;
- situer précisément ou approximativement
des nombres sur une droite graduée de 10 en 10, de 100 en 100...
2.3 Structuration arithmétique des
nombres entiers naturels
- connaître et utiliser des expressions
telles que : double, moitié ou demi, triple, tiers, quadruple, quart
; trois quarts, deux tiers, trois demis d'un nombre entier ;
- connaître et utiliser certaines relations
entre des nombres d'usage courant : entre 5, 10, 25, 50, 75, 100 ; entre
50, 100, 200, 250, 500, 750, 1000 ; entre 5, 15, 30, 45, 60, 90 ;
- reconnaître les multiples de 2, de 5
et de 10.
3 - CONNAISSANCE DES FRACTIONS SIMPLES ET
DES NOMBRES DÉCIMAUX
3.1 Fractions
- utiliser, dans des cas simples, des fractions
ou des sommes d'entiers et de fractions pour coder des mesures de longueurs
ou d'aires, une unité étant choisie, ou pour construire un
segment (ou une surface) de longueur (ou d'aire) donnée ;
- nommer les fractions en utilisant le vocabulaire
: demi, tiers, quart, dixième, centième... ;
- encadrer une fraction simple par deux entiers
consécutifs ;
- écrire une fraction sous forme de somme
d'un entier et d'une fraction inférieure à 1.
3.2 Désignations orales et écrites
des nombres décimaux
- déterminer la valeur de chacun des chiffres
composant une écriture à virgule, en fonction de sa position
;
- passer, pour un nombre décimal, d'une
écriture fractionnaire (fractions décimales) à une
écriture à virgule (et réciproquement) ;
- utiliser les nombres décimaux pour exprimer
la mesure de la longueur d'un segment, celle de l'aire d'une surface (une
unité étant donnée), ou pour repérer un point
sur une droite graduée régulièrement de 1 en 1 ;
- écrire et interpréter sous forme
décimale une mesure donnée avec plusieurs unités (et
réciproquement) ;
- produire des décompositions liées
à une écriture à virgule, en utilisant 10 ; 100 ; 1
000... et 0,1 ; 0,01 ; 0,001... ;
- produire des suites écrites ou orales
de 0,1 en 0,1, de 0,01 en 0,01... ;
- associer les désignations orales et
l'écriture chiffrée d'un nombre décimal.
3.3 Ordre sur les nombres décimaux
- comparer deux nombres décimaux donnés
par leurs écritures à virgule ;
- encadrer un nombre décimal par deux
entiers consécutifs ou par deux nombres décimaux ;
- intercaler des nombres décimaux entre
deux nombres entiers consécutifs ou entre deux nombres décimaux
;
- utiliser les signes <et> pour exprimer
le résultat de la comparaison de deux nombres ou d'un encadrement
;
- donner une valeur approchée d'un nombre
décimal à l'unité près, au dixième ou
au centième près ;
- situer exactement ou approximativement des
nombres décimaux sur une droite graduée de 1 en 1, de 0,1
en 0,1.
3.4 Relations entre certains nombres décimaux
- connaître et utiliser des écritures
fractionnaires et décimales de certains nombres :
| 0,1 et |
1 ;
0,01 et |
1 ;
0,5 et |
1 ; 0,25
et |
1; 0,75 et
|
3 , |
| |
10 |
100 |
2 |
4 |
4 |
- connaître et utiliser
les relations entre
| 1 (ou 0,25)
et |
1 (ou 0,5),
entre |
1
; et, |
1
; entre |
1 ;
et |
1
. |
| 4 |
2 |
100 |
10 |
1000 |
100 |
4 - CALCUL
4.1 Résultats mémorisés,
procédures automatisées
- connaître les tables d'addition (de 1
à 9) et de multiplication (de 2 à 9) et les utiliser pour
calculer une somme, une différence ou un complément, un produit
ou un quotient entier ;
- additionner ou soustraire mentalement des dizaines
entières (nombres inférieurs à 100) ou des centaines
entières (nombres inférieurs à 1000) ;
- connaître le complément à
la dizaine supérieure pour tout nombre inférieur à
100 ou le complément à l'entier immédiatement supérieur
pour tout décimal ayant un chiffre après la virgule ;
- multiplier ou diviser un nombre entier ou décimal
par 10, 100, 1000 ;
- calculer des sommes et des différences
de nombres entiers ou décimaux, par un calcul écrit en ligne
ou posé en colonnes ;
- calculer le produit de deux entiers ou le produit
d'un décimal par un entier (3 chiffres par 2 chiffres), par un calcul
posé ;
- calculer le quotient et le reste de la division
euclidienne d'un nombre entier (d'au plus 4 chiffres) par un nombre entier
(d'au plus 2 chiffres), par un calcul posé.
4.2 Calcul réfléchi
- organiser et effectuer mentalement ou avec
l'aide de l'écrit, sur des nombres entiers, un calcul additif, soustractif,
multiplicatif ou un calcul de division en s'appuyant sur des résultats
mémorisés et en utilisant de façon implicite les propriétés
des nombres et des opérations ;
- organiser et effectuer des calculs du type
1,5 + 0,5 ; 2,8 + 0,2 ; 1,5 x
2 ; 0,5 x 3, en s'appuyant sur les résultats mémorisés
et en utilisant de façon implicite les propriétés des
nombres et des opérations ;
- évaluer un ordre de grandeur d'un résultat,
en utilisant un calcul approché, évaluer le nombre de chiffres
d'un quotient entier ;
- développer des moyens de contrôle
des calculs instrumentés : chiffre des unités, nombre de chiffres
(en particulier pour un quotient), calcul approché... ;
- savoir trouver mentalement le résultat
numérique d'un problème à données simples.
4.3 Calcul instrumenté
- utiliser à bon escient sa calculatrice
pour obtenir un résultat numérique issu d'un problème
et interpréter le résultat obtenu ;
- utiliser une calculatrice pour déterminer
la somme, la différence de deux nombres entiers ou décimaux,
le produit de deux nombres entiers ou celui d'un nombre décimal par
un entier, le quotient entier ou décimal (exact ou approché)
de deux entiers ou d'un décimal par un entier ;
- connaître et utiliser certaines fonctionnalités
de sa calculatrice pour gérer une suite de calculs : touches "opérations",
touches "mémoires", touches "parenthèses", facteur constant.
5 - ESPACE ET GÉOMÉTRIE
5.1 Repérage, utilisation de plans,
de cartes
- repérer une case ou un point sur un
quadrillage ;
- utiliser un plan ou une carte pour situer un
objet, anticiper ou réaliser un déplacement, évaluer
une distance.
5.2 Relations et propriétés
: alignement, perpendicularité, parallélisme, égalité
de longueurs, symétrie axiale
- vérifier, à l'aide des instruments
: l'alignement de points (règle), l'égalité des longueurs
de segments (compas ou instrument de mesure), la perpendicularité
et le parallélisme entre droites (règle et équerre)
;
- effectuer les tracés correspondants
;
- trouver le milieu d'un segment ;
- percevoir qu'une figure possède un ou
plusieurs axes de symétrie et le vérifier en utilisant différentes
techniques (pliage, papier calque, miroir) ;
- compléter une figure par symétrie
axiale en utilisant des techniques telles que pliage, papier calque, miroir
;
- tracer, sur papier quadrillé, la figure
symétrique d'une figure donnée par rapport à une droite
donnée ;
- utiliser à bon escient le vocabulaire
suivant : points alignés, droite, droites perpendiculaires, droites
parallèles, segment, milieu, angle, figure symétrique d'une
figure donnée par rapport à une droite, axe de symétrie.
5.3 Figures planes : triangle (et cas particuliers),
carré, rectangle, losange, cercle
- reconnaître de manière perceptive
une figure plane (en particulier dans une configuration plus complexe),
en donner le nom, vérifier son existence en ayant recours aux propriétés
et aux instruments ;
- décomposer une figure en figures plus
simples ;
- tracer une figure (sur papier uni, quadrillé
ou pointé), soit à partir d'un modèle, soit à
partir d'une description, d'un programme de construction ou d'un dessin
à main levée ;
- décrire une figure en vue de l'identifier
dans un lot de figures ou de la faire reproduire sans équivoque ;
- utiliser à bon escient le vocabulaire
suivant : triangle, triangle rectangle, triangle isocèle, triangle
équilatéral, carré, rectangle, losange, cercle ; sommet,
côté ; centre, rayon et diamètre pour le cercle.
5.4 Solides : cube, parallélépipède
rectangle
- percevoir un solide, en donner le nom, vérifier
certaines propriétés relatives aux faces ou arêtes d'un
solide à l'aide des instruments ;
- décrire un solide en vue de l'identifier
dans un lot de solides divers ou de le faire reproduire sans équivoque
;
- construire un cube ou un parallélépipède
rectangle ;
- reconnaître, construire ou compléter
un patron de cube, de parallélépipède rectangle ;
- utiliser à bon escient le vocabulaire
suivant : cube, parallélépipède rectangle ; sommet,
arête, face.
5.5 Agrandissement, réduction
- réaliser, dans des cas simples, des
agrandissements ou des réductions de figures planes ;
- contrôler si une figure est un agrandissement
ou une réduction d'une autre figure.
6 - GRANDEURS ET MESURE
6.1 Longueurs, masses, volumes (contenances),
repérage du temps, durées
- utiliser des instruments pour mesurer des objets
physiques ou géométriques ;
- exprimer le résultat d'un mesurage par
un nombre ou un encadrement, l'unité (ou les unités) étant
imposée(s) ou choisie(s) de façon appropriée ;
- lire l'heure sur une montre à aiguilles
ou une horloge ;
- connaître les unités de mesure
des durées (année, mois, semaine, jour, heure, minute, seconde)
et leurs relations ;
- estimer une mesure (ordre de grandeur) ;
- construire ou réaliser un objet dont
des mesures sont données ;
- connaître les unités légales
du système métrique pour les longueurs (mètre, ses
multiples et ses sous-multiples usités), les masses (gramme, ses
multiples et ses sous-multiples usités) et les contenances (litre,
ses multiples et ses sous-multiples usités),
- utiliser les équivalences entre les
unités usuelles de longueur, de masse, de contenance, et effectuer
des calculs simples sur les mesures, en tenant compte des relations entre
les diverses unités correspondant à une même grandeur
;
- utiliser le calcul pour obtenir la mesure d'une
grandeur, en particulier : calculer le périmètre d'un polygone,
calculer une durée à partir de la donnée de l'instant
initial et de l'instant final.
6.2 Aires
- classer et ranger des surfaces (figures) selon
leur aire (par superposition, découpage et recollement ou pavage
par une surface de référence) ;
- construire une surface qui a même aire
qu'une surface donnée (et qui ne lui est pas superposable) ;
- différencier aire et périmètre
d'une surface, en particulier savoir que deux surfaces peuvent avoir la
même aire sans avoir nécessairement le même périmètre
et qu'elles peuvent avoir le même périmètre sans avoir
nécessairement la même aire ;
- mesurer l'aire d'une surface grâce à
un pavage effectif à l'aide d'une surface de référence
(dont l'aire est prise pour unité) ou grâce à l'utilisation
d'un réseau quadrillé (le résultat étant une
mesure exacte ou un encadrement) ;
- calculer l'aire d'un rectangle dont les côtés
au moins sont de dimensions entières ;
- connaître et utiliser les unités
usuelles (cm2, dm2, m2 et km2)
ainsi que quelques équivalences (1m2 = 100 dm2,
1dm2 =100 cm2,
1 km2 = 1 000 000 m2).
6.3 Angles
- comparer des angles dessinés par superposition
ou en utilisant un gabarit, en particulier des angles situés dans
une figure (angles intérieurs d'un triangle, d'un quadrilatère...)
;
- reproduire un angle donné en utilisant
un gabarit ou par report d'un étalon ;
- tracer un angle droit, ainsi qu'un angle égal
à la moitié, le quart ou le tiers d'un angle droit. |
SCIENCES
EXPÉRIMENTALES ET TECHNOLOGIE
OBJECTIFS
L'enseignement des sciences et de la technologie
à l'école vise la construction d'une représentation rationnelle
de la matière et du vivant par l'observation, puis l'analyse raisonnée
de phénomènes qui suscitent la curiosité des élèves.
Il prépare ces derniers à s'orienter plus librement dans des sociétés
où les objets techniques jouent un rôle majeur et à reconnaître
les bienfaits que nous devons à la science.
L'enseignant sélectionne une situation de départ
qui focalise la curiosité des élèves, déclenche leurs
questions et leur permet d'exprimer leurs idées préalables. Il incite
à une formulation précise. Il amène à sélectionner
les questions qui se prêtent à une démarche constructive d'investigation
débouchant sur la construction des savoir-faire, des connaissances et des
repères culturels prévus par les programmes.
Les compétences et les connaissances sont construites
dans le cadre d'une méthode qui permet d'articuler questionnement sur le
monde et démarche d'investigation. Cette démarche peut recourir
à diverses formes de travail :
- expérimentation directe (à privilégier
chaque fois qu'elle est possible) conçue et réalisée par
les élèves ;
- réalisation matérielle (recherche d'une
solution technique) ;
- observation directe ou assistée par un instrument,
avec ou sans mesure ;
- recherche sur des documents ;
- enquête et visite.
La confrontation à des ouvrages de référence
consolide les connaissances acquises et contribue à l'apprentissage de
stratégies de lecture adaptées à la spécificité
de ces textes.
La séquence didactique comporte le plus souvent
un travail en petits groupes qui donne l'occasion de développer des attitudes
d'écoute, de respect, de coopération. L'activité des élèves
est la règle et les expériences magistrales sont rares. Des moments
de synthèse opérés par le maître n'en sont pas moins
indispensables pour donner tout leur sens aux pratiques expérimentales
et en dégager les enseignements.
Le renforcement de la maîtrise du langage et
de la langue française est un aspect essentiel. Le questionnement et les
échanges, la comparaison des résultats obtenus, leur confrontation
aux savoirs établis sont autant d'occasions de découvrir les modalités
d'un débat réglé visant à produire des connaissances.
Tout au long du cycle, les élèves tiennent un carnet d'expériences
et d'observations. L'élaboration d'écrits permet de soutenir la
réflexion et d'introduire rigueur et précision. L'élève
écrit pour lui-même ses observations ou ses expériences. Il
écrit aussi pour mettre en forme les résultats acquis (texte de
statut scientifique) et les communiquer (texte de statut documentaire). Après
avoir été confrontés à la critique de la classe et
à celle, décisive, du maître, ces écrits validés
prennent le statut de savoirs.
Une initiation à la lecture documentaire en
sciences est mise en œuvre lorsque les élèves rencontrent un
nouveau type d'écrit scientifique : fiche technique, compte rendu d'expérience,
texte explicatif, texte argumentatif, tableau de chiffres...
PROGRAMME
Le programme comprend des parties précédées
d'un astérisque*
qui désignent des champs du savoir pouvant, de façon optionnelle,
servir de support à des activités d'investigation supplémentaires.
Il ne leur correspond pas de connaissances et de compétences exigibles.
Les savoirs scientifiques et leurs niveaux de formulation
sont précisés dans les "fiches connaissances" qui seront publièes
dans le document d'application.
1 - La matière
Le principal objectif est de consolider la connaissance
de la matière et de sa conservation :
- états et changements d'état de l'eau
;
- mélanges et solutions ;
- l'air, son caractère pesant ;
- plan horizontal, vertical : intérêt
dans quelques dispositifs techniques.
2 - Unité et diversité du monde vivant
L'unité du vivant est caractérisée
par quelques grands traits communs, sa diversité est illustrée par
la mise en évidence de différences conduisant à une première
approche des notions de classification, d'espèce et d'évolution
:
- les stades du développement d'un être
vivant (végétal ou animal) ;
- les conditions de développement des végétaux
;
- les divers modes de reproduction (animale et végétale)
: procréation et reproduction non sexuée (bouturage...) ;
- des traces de l'évolution des êtres
vivants (quelques fossiles typiques) ;
- grandes étapes de l'histoire de la Terre ;
notion d'évolution des êtres vivants.
3 - Éducation à l'environnement
L'éducation à l'environnement est transdisciplinaire.
En liaison avec l'éducation civique, elle développe une prise de
conscience de la complexité de l'environnement et de l'action exercée
par les hommes. Elle s'appuie sur une compréhension scientifique pour des
choix raisonnés :
- approche écologique à partir de l'environnement
proche ;
- rôle et place des êtres vivants ; notions
de chaînes et de réseaux alimentaires ;
*
adaptation des êtres vivants aux conditions du milieu ;
*
trajet et transformations de l'eau dans la nature ;
*
la qualité de l'eau.
4 - Le corps humain et l'éducation à
la santé
L'éducation à la santé est liée
à la découverte du fonctionnement du corps en privilégiant
les conditions de maintien du corps en bonne santé :
- les mouvements corporels (fonctionnement des articulations
et des muscles) ;
- première approche des fonctions de nutrition
(digestion, respiration et circulation) ;
- reproduction des humains et éducation à
la sexualité ;
- conséquences à court et long terme
de notre hygiène ; actions bénéfiques ou nocives de nos comportements
(notamment dans l'alimentation) ;
- principes simples de secourisme : porter secours,
en identifiant un danger, en effectuant une alerte complète, en installant
une personne en position d'attente.
Une information sur l'enfance maltraitée est
effectuée chaque année.
5 -*L'énergie
On ne tente pas au niveau de l'école une véritable
introduction du concept scientifique d'énergie :
*
exemples simples de sources d'énergie utilisables ;
*
consommation et économie d'énergie ;
*
notions sur le chauffage solaire.
6 - Le ciel et la Terre
L'objectif est en tout premier lieu d'observer méthodiquement
les phénomènes les plus quotidiens et d'engager les élèves
dans une première démarche de construction d'un modèle scientifique
:
- la lumière et les ombres ;
- les points cardinaux et la boussole ;
- le mouvement apparent du Soleil ;
- la durée du jour et son évolution au
cours des saisons ;
- la rotation de la Terre sur elle-même et ses
conséquences ;
- le système solaire et l'Univers ;
- mesure des durées, unités ;
*
manifestations de l'activité de la Terre (volcans, séismes).
7 - Monde construit par l'homme
L'élève s'initie, dans le cadre d'une
réalisation, à la recherche de solutions techniques, au choix et
à l'utilisation raisonnée d'objets et de matériaux :
- circuits électriques alimentés par
des piles : conducteurs et isolants ; quelques montages en série et en
dérivation ;
- principes élémentaires de sécurité
électrique ;
- leviers et balances ; équilibres ;
- objets mécaniques ; transmission de mouvements.
Un processus de réalisation d'objet technique
permet à l'élève d'élaborer une démarche d'observation
et de recherche. Cette réalisation peut être, pour l'élève,
l'occasion de s'approprier quelques notions scientifiques de base.
8 - Les technologies de l'information et de la communication
(TIC) dans les sciences expérimentales et la technologie
L'observation du réel et l'action sur celui-ci
ont la priorité sur le recours au virtuel. Cette considération n'est
pas contradictoire avec l'intérêt des TIC dans le cadre de la recherche
documentaire, en complément de l'observation directe ou pour confronter
les résultats de l'expérience aux savoirs établis :
- maîtriser les premières bases de la
technologie informatique et avoir une approche des principales fonctions d'un
ordinateur ;
- adopter une attitude citoyenne face aux informations
véhiculées par les outils informatiques ;
- produire, créer, modifier et exploiter un
document à l'aide d'un logiciel de traitement de texte ;
- chercher, se documenter au moyen d'un produit multimédia
(cédérom, dévédérom, site internet, base de
données) ;
- communiquer au moyen d'une messagerie électronique.
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
Être capable de :
- poser des questions précises et cohérentes
à propos d'une situation d'observation ou d'expérience,
- imaginer et réaliser un dispositif expérimental
susceptible de répondre aux questions que l'on se pose, en s'appuyant
sur des observations, des mesures appropriées ou un schéma
;
- réaliser un montage électrique
à partir d'un schéma ;
- utiliser des instruments d'observation et de
mesure : double décimètre, loupe, boussole, balance, chronomètre
ou horloge, thermomètre ;
- recommencer une expérience en ne modifiant
qu'un seul facteur par rapport à l'expérience précédente
;
- mettre en relation des données, en faire
une représentation schématique et l'interpréter, mettre
en relation des observations réalisées en classe et des savoirs
que l'on trouve dans une documentation ;
- participer à la préparation d'une
enquête ou d'une visite en élaborant un protocole d'observation
ou un questionnaire ;
- rédiger un compte rendu intégrant
schéma d'expérience ou dessin d'observation,
- produire, créer, modifier et exploiter
un document à l'aide d'un logiciel de traitement de texte ;
- communiquer au moyen d'une messagerie électronique.
Avoir compris et retenu :
- la conservation de la matière dans les
changements d'état de l'eau, les mélanges et la dissolution,
la matérialité de l'air ;
- des fonctions du vivant qui en marquent l'unité
et la diversité : développement et reproduction ;
- les principes élémentaires des
fonctions de nutrition et de mouvement à partir de leurs manifestations
chez l'homme ;
- une première approche des notions d'espèce
et d'évolution ;
- le rôle et la place des vivants dans
leur environnement ;
- quelques phénomènes astronomiques
: "course du Soleil" ; durée des jours et des nuits ; évolution
au cours des saisons (calendrier) ; lien avec la boussole et les points
cardinaux ; un petit nombre de modèles simples concernant ces phénomènes
; le système solaire et l'Univers ;
- les principes élémentaires de
fonctionnement de circuits électriques simples, de leviers, de balances,
de systèmes de transmission du mouvement : quelques utilisations
techniques.
Ces compétences et ces notions sont détaillées
dans le document d'application. |
ÉDUCATION ARTISTIQUE
(arts visuels, éducation musicale, approche
d'autres disciplines artistiques)
L'éducation artistique développe l'aptitude
à l'expression et le goût de la création ; elle favorise l'épanouissement
de l'autonomie et de la personnalité de l'élève ; elle permet
de mieux équilibrer les formes diverses d'intelligence et de sensibilité.
Elle cultive des manières de penser et d'agir, devenues indispensables
pour s'orienter dans les sociétés contemporaines. Les démarches
d'enseignement artistique valorisent les liens interdisciplinaires et, en retour,
elles donnent accès aux formes symboliques élaborées qui
sont la clé de nombreux savoirs étudiés à l'école.
L'éducation artistique comporte trois volets
complémentaires :
- une formation de base en arts visuels et en musique,
qui fait l'objet de programmes spécifiques ;
- des activités artistiques intégrées
à d'autres enseignements dont elles renforcent l'approche sensible ou la
dimension esthétique : pratiques théâtrales en liaison avec
le programme de la littérature, danse en liaison avec le programme d'éducation
physique et sportive ;
- la réalisation de projets artistiques et culturels,
moments privilégiés pour approfondir l'une des disciplines artistiques
au programme ou en découvrir d'autres.
Par ailleurs, les créations artistiques rencontrées
ou utilisées sont situées dans leur contexte grâce au programme
d'histoire qui fournit aussi les références culturelles indispensables.
L'éducation artistique se développe dans
trois types d'activités qui s'articulent le plus souvent à l'occasion
de travaux d'application ou de synthèse :
- une pratique créative, composante fondamentale
de l'éducation artistique, dans laquelle l'élève est amené
à s'exprimer pour donner corps à un projet personnel ;
- une rencontre avec les œuvres, indispensable
à la diffusion démocratique de la culture, dans laquelle l'élève
est conduit à découvrir des réalisations relevant du patrimoine
comme des expressions contemporaines ;
- l'acquisition de savoirs et de savoir-faire (l'élève
s'approprie les outils, les techniques, les méthodes de travail qui viennent
enrichir ses capacités d'expression aussi bien que sa sensibilité
artistique).
L'éducation artistique est assurée soit
à l'école même, soit dans d'autres lieux culturels mieux adaptés,
lorsque le projet pédagogique prévoit une exploitation des ressources
de l'environnement.
Elle est toujours confiée aux enseignants, professeurs
des écoles et instituteurs, sans exclure des échanges de service
ou des décloisonnements mettant en jeu des maîtres ayant une formation
à dominante artistique. Elle peut s'appuyer sur les apports qu'offre le
partenariat en matière d'intervenants qualifiés. Elle bénéficie
de l'appoint d'outils pédagogiques diversifiés et renouvelés.
Elle donne aux élèves la possibilité d'explorer les possibilités
offertes par l'ordinateur et ses outils : logiciels d'aide à la création
visuelle ou sonore ; montage ; utilisation esthétique ou documentaire internet...
ARTS VISUELS
OBJECTIFS
Les objectifs énoncés pour le cycle
2 sont applicables en très grande partie au cycle 3. L'élève
y poursuit les investigations menées durant les cycles précédents
en précisant ses démarches, en réinvestissant de manière
plus réfléchie les moyens techniques mis à sa disposition.
Il précise et structure ses connaissances sur les œuvres et les met
en relation avec d'autres disciplines, en particulier avec la littérature,
la langue vivante, l'histoire et la géographie.
L'enseignant conçoit des situations de classe
variées et maintient en éveil l'intérêt et la curiosité
de l'élève pour diverses formes d'expression visuelle. La pratique
régulière du dessin et d'autres modes de saisie tels que la photographie
et la vidéo l'amène à affiner son regard sur l'environnement,
à mettre en question son rapport aux choses et au monde. Il peut relier
et même associer plusieurs formes de langage.
L'image est introduite sous toutes ses formes, fixes
et animées (télévision, cinéma, affiches, photocopie,
albums illustrés, écrans d'ordinateur, etc.), et dans des domaines
très divers. Elle est, chaque fois, abordée selon ses caractéristiques
et ses fonctions spécifiques, et reconnue comme un vecteur de connaissance
évalué et comparé à d'autres.
Dans le cadre de projets personnels et collectifs,
les pratiques et les démarches s'ouvrent au design, aux arts du quotidien,
à l'architecture et la vidéo, tout en s'appuyant sur des compétences
progressivement acquises dans différents domaines artistiques relevant
déjà des arts visuels tels que le dessin, la peinture, le collage
ou les fabrications en volumes. Une attention particulière est portée
sur les notions d'espace et de paysage, en lien avec la géographie.
Cet enseignement vise à articuler deux volets
distincts qui participent l'un et l'autre de l'éducation du regard :
- une pratique diversifiée intégrant
analyse et production d'images, dessin, nouvelles technologies et autres formes
d'expression plastique en deux ou trois dimensions, elle s'appuie sur le plaisir
de faire, favorise la créativité des élèves tout en
visant l'acquisition de savoirs spécifiques ;
- une approche culturelle articulée aux démarches
de réalisations et centrée sur la rencontre avec des œuvres
et des artistes, en contact direct (interventions, visites de musées ou
d'expositions, etc.) ou par l'exploitation de documentations (documents vidéo,
reproductions photographiques, textes, etc.).
Une liste d'œuvres de référence,
publiée par le ministère et les académies, est proposée.
Elle constitue le fondement d'une culture commune.
PROGRAMME
1 - Le dessin comme composante plastique
La pratique du dessin en cycle 3 amène l'élève
à exploiter de manière réfléchie différentes
techniques. Il aiguise sa perception, améliore l'acuité de son regard
en prenant le temps d'observer et d'enregistrer le monde qui l'entoure. Le désir
de représenter, lié au souci de la ressemblance, l'incite à
maîtriser les modalités (matérielles et opératoires)
qu'il met en œuvre et qui progressivement tendent à se complexifier.
Le dessin est aussi abordé dans d'autres fonctions qui sont précisées,
développées et expérimentées : expression d'une sensation,
mise en forme d'une idée, représentation d'un univers personnel
(imaginaire, fantastique, poétique), figuration d'une fiction, transformation
de la réalité, communication, narration, dessins préparatoires
à un projet, mise en mémoire d'un événement.
L'élève s'approprie et réemploie
certains codes de représentation repérés dans les images
familières, notamment celles des albums illustrés ou de la bande
dessinée. Le dessin peut se combiner avec d'autres procédés
techniques comme la peinture, le collage ou la photographie.
Dans leurs relations, les différentes composantes
de ce mode d'expression graphique méritent une attention particulière.
L'élève est progressivement conduit à les faire varier par
lui-même, en fonction de ses propres intentions, de son projet personnel
d'expression et de recherche d'effets. Il peut aussi associer plusieurs techniques
comme la plume, la plume associée au pastel, etc., sur un même support.
Il expérimente ces combinaisons et en mémorise l'expérience.
Il joue sur des paramètres déjà rencontrés et repérés
au cours des cycles antérieurs :
- le support : si les différentes qualités
du papier (couleur, épaisseur, texture) ont une influence sur le rendu
final, il est aussi possible d'expérimenter d'autres supports comme la
toile, le bois ou le sol de la cour ;
- l'instrument : il y a ceux qui marquent par eux-mêmes
(craie, pastel, crayon, pierre, etc.) ; ceux qui s'associent à un médium
(plume, stylo, tire-lignes, brosse, pinceau, etc.) et ceux qui marquent le support
(pointe, peigne, manche du pinceau, etc.) ;
- le geste : précis ou aléatoire, vif
ou modéré, souple ou cassant, appuyé ou léger, impliquant
le corps entier, le bras ou seulement le poignet, guidé ou non à
l'aide d'un instrument (règle ; compas ; etc.) ;
- le médium (quand il est nécessaire
: encre, gouache, aquarelle, etc).
Les compositions plastiques mettent en œuvre des
principes d'organisation et d'agencement explicites. Les notions d'équilibre,
d'espace, de profondeur, de plan, de proportion, d'échelle, de mouvement,
de contraste et de lumière sont abordées. L'élève
doit tirer parti des ressources expressives des matériaux utilisés
et les mettre au service de son projet.
L'enseignant offre les conditions d'une pratique régulière
du dessin personnel en proposant des carnets recevant les esquisses, les croquis,
les tests et essais divers qui permettent à l'élève d'élaborer
différentes "astuces" graphiques, de les conserver, de les comparer, de
les faire évoluer. De la même façon, les travaux de l'élève
sont rassemblés et conservés pour constituer la mémoire des
démarches engagées et développées au cours de l'année.
L'exploitation des multiples facettes de la calligraphie
permet d'enrichir cet aspect important de l'expérience esthétique.
2 - Des caractéristiques d'un volume à
son organisation spatiale
Les activités d'assemblage, de sculpture, de
maquette invitent l'élève à transformer, juxtaposer et associer
des matériaux divers dont les qualités plastiques et expressives
sont mises au service de la recherche d'effets progressivement maîtrisés.
Comme dans les démarches initiées dans les cycles précédents,
les matériaux bruts ou composites, les matériaux de récupération,
les objets extraits du quotidien, les emballages, les boîtes, les tissus,
les plastiques, les cartons, les chutes de bois et de métaux servent à
ces réalisations en trois dimensions. Il s'agit principalement, pour l'élève,
de manipuler, de fabriquer, de construire. Des relations plastiques s'instaurent
entre les parties de matérialité différentes : jeux de superposition,
de transparence, contrastes de matières, répartition de pleins et
de vides, etc. Ces relations internes à la composition génèrent
des effets, ménagent des apparences qui produisent du sens. L'élève
est conduit à mieux évaluer ces effets en fonction de ses intentions
initiales, à reprendre éventuellement son projet ou à réinvestir
dans d'autres réalisations ce qu'il a observé et compris.
Les travaux réalisés conduisent l'élève
à dégager progressivement la notion de structure par opposition
à celle d'habillage. Il recherche une plus grande adéquation entre
un matériau et sa fonction (faire tenir, recouvrir, supporter, rigidifier,
faire contrepoids, lier, etc.). Il joue sur les rapports d'échelle et envisage
différents points de vue.
La présentation de son travail, sa valorisation,
sa mise en scène et son inscription dans un lieu sont également
des aspects de la production qui sont abordés. Il prend en charge l'installation
ou l'accrochage de son travail dans le cadre d'expositions organisées par
la classe, à l'école ou dans un autre lieu.
3 - Les différentes catégories d'images
et leurs procédés de fabrication
Les questions se rapportant à l'image, son origine,
sa nature, ses composantes, son fonctionnement et son sens sont posées
aussi bien dans le cadre de leur production que de leur analyse en relation avec
les autres disciplines l'utilisant comme l'histoire, la géographie, les
sciences expérimentales et la technologie. Les images à caractère
artistique (reproductions d'œuvres, photographies d'art, dessins d'artiste,
etc.) sont distinguées des images documentaires ou scientifiques ou à
destination commerciale. L'objectif est de doter l'élève d'outils
d'observation et d'analyse lui permettant de mieux comprendre le monde d'images
dans lequel il vit, et de mieux s'y repérer. Les notions de ressemblance,
de vraisemblance, d'illusion, d'impression, de sensation, de fiction peuvent être
introduites. L'élève est invité à comparer les procédés
employés dans les œuvres d'art, les affiches publicitaires, les clips
vidéo, les films, et les émissions de télévision.
Au-delà du dessin et des compositions plastiques
en deux dimensions, le volet pratique de ces activités engage l'élève
dans l'utilisation de l'appareil photographique (analogique et si possible numérique).
Lors de la prise de vues, il joue sur le cadrage, le point de vue, le caché
et le montré, le flou et le net, le proche et le lointain. La dimension
expérimentale et de jeu est maintenue dans l'usage fait de ces techniques.
Les résultats obtenus (tirages papier, impressions numériques, reproductions
photocopiées) peuvent également être retravaillés,
transformés, combinés (photomontages) entre eux, voire associés
à d'autres éléments photographiques extraits de quotidiens
ou de magazines. L'image est ainsi complètement recréée.
L'élève invente, teste, déclenche des relations entre les
éléments d'une composition et produit ainsi du sens. En fonction
des moyens matériels disponibles, il est parfois possible de concevoir
et réaliser une brève production vidéo. Les discussions et
échanges touchant au scénario ainsi que les dessins préparatoires
au projet participent de la démarche de conception et doivent s'accompagner
d'un travail d'écriture.
4 - La perception de l'environnement et sa représentation
Les pratiques diversifiées qui viennent d'être
décrites, celles du dessin, de la construction et de l'image, permettent
à l'élève d'affiner la perception de son environnement, en
particulier dans sa dimension paysagère et architecturale, l'aidant à
mieux comprendre la démarche géographique, également fondée
sur l'approche du paysage. Il doit apprendre à mieux percevoir les limites,
les oppositions entre formes et fonds, les relations et les proportions, la lumière
et les ombres, les jeux et les effets de couleur, la structure et l'ensemble.
En jouant à modifier le sens d'une image par sa transformation, en conférant
de nouvelles qualités aux objets par des actions réfléchies,
l'élève apprend à modifier la vision, à orienter la
perception des choses, et prend conscience qu'il existe différentes manières
de rendre compte de la réalité. Il doit savoir réinvestir
cette perception plus aiguë du réel dans les autres disciplines qui
utilisent l'image.
5 - L'approche et la connaissance des œuvres
Une liste d'œuvres situées historiquement
et appartenant à des registres techniques, thématiques et artistiques
différents est proposée. Ces références ne doivent
pas seulement apparaître comme des illustrations ponctuelles à des
thèmes abordés. Elles représentent des objets complexes de
connaissance qui initient à la pluralité de points de vue et d'approches
et nécessitent des moments autonomes d'observation et d'analyse. Elles
permettent de poser les bases d'une culture commune sur laquelle vient prendre
appui la culture de l'élève. La compréhension des réalités
artistiques et culturelles est visée. Les œuvres sont présentées
et situées par rapport à une époque, un auteur, par rapport
aussi à d'autres formes d'expression littéraire ou musicale, en
rapport donc avec les autres références culturelles du répertoire.
Ces moments de découverte donnent l'occasion, parfois unique, aux élèves
d'une rencontre forte avec l'œuvre d'art.
Cette liste est complétée par une liste
d'œuvres établie au sein de chaque académie par un groupe d'experts,
sous l'autorité du Recteur, pour faciliter la connaissance et l'exploitation
des ressources de proximité. Cette approche des œuvres doit être
abordée en relation avec la pratique de classe.
Pour soutenir ces axes de travail, le maître
encourage la constitution d'un "musée personnel" fait d'images et d'objets
sélectionnés ; il suscite la création d'un "musée
de classe". Des correspondances explicites entre les productions personnelles,
les images et objets collectionnés ainsi que les œuvres découvertes
en classe sont établies.
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
Être capable de :
- utiliser le dessin dans ses différentes
fonctions en utilisant diverses techniques ;
- réaliser une production en deux ou trois
dimensions, individuelle ou collective, menée à partir de
consignes précises ;
- choisir, manipuler et combiner des matériaux,
des supports, des outils ;
- témoigner d'une expérience, décrire
une image, s'exprimer sur une œuvre ;
- identifier différents types d'images
en justifiant son point de vue ;
- réinvestir dans d'autres disciplines
les apports des arts visuels.
Avoir compris et retenu :
- les points communs et les différences
entre les pratiques de la classe et les démarches des artistes ;
repérer ce qui les distingue et ce qui les rapproche ;
- identifier et nommer quelques références
(œuvres, personnalités, événements...) à
partir des œuvres de la liste nationale ; pouvoir les caractériser
simplement et les situer historiquement. |
ÉDUCATION MUSICALE
OBJECTIFS
Les objectifs énoncés pour le cycle
2 sont applicables en très grande partie au cycle 3. Les spécificités
du cycle des approfondissements portent sur l'enrichissement du travail d'interprétation,
sur la maîtrise de polyphonies simples ou plus exigeantes en fonction des
acquis des enfants et des compétences de l'enseignant, sur l'exploitation
des répertoires vocaux et d'écoute dans leur valeur de références
culturelles.
Le travail d'interprétation s'appuie sur le
repérage et la comparaison de motifs, de formes musicales, de genres et
styles contrastés. Il est articulé à l'écoute de pièces
vocales ou instrumentales que les élèves s'entraînent à
reconnaître, à caractériser et à situer dans leurs
époques ou civilisations respectives.
Ces activités croisées permettent l'expression
des goûts personnels de l'élève tout en maintenant actives
sa curiosité et ses premières capacités de jugement esthétique.
Les projets mis en œuvre avec le concours éventuel
de professionnels de la musique se concluent le plus souvent par une présentation
à un public. Ils tirent profit des acquis techniques et culturels, contribuant
à étendre les capacités d'invention de l'élève.
Celui-ci garde témoignage de toutes ses pratiques
actives, gratifiantes et rigoureuses, cumulées sur trois années,
dans une anthologie musicale personnelle, écrite ou sonore, outil concret
et vivant de prise de conscience du parcours effectué au travers des musiques
écoutées et produites.
PROGRAMME
1 - Voix et chant
1.1 Culture vocale
La culture vocale se développe toujours et encore
par la pratique régulière de jeux vocaux, l'apprentissage de chants
diversifiés, en canon et à deux voix, en petits groupes ou en formation
chorale. Cette culture vocale doit contribuer comme au cycle 2 à la maîtrise
de la respiration, à la recherche des différents tons qu'impliquent
la diction et la lecture à voix haute de poèmes et d'œuvres
littéraires.
1.2 Répertoire
Le répertoire s'élargit pour offrir des
exemples facilitant les comparaisons entre genres, styles nouveaux, époques
et cultures plus éloignées. Il intègre des chants à
plusieurs voix en langue étrangère ou régionale, comme quelques
productions inventées ou composées spécifiquement pour les
enfants par des auteurs contemporains.
Inscrite dans le projet de chaque école, la
chorale répond aux indications générales déjà
énoncées pour le cycle 2.
2 - Écoute
2.1 Culture de l'oreille
L'écoute est à ce niveau encore un temps
indispensable de la démarche qui fait se succéder écoute,
production, nouvelle écoute, invention. Elle se développe et devient
plus analytique et plus opératoire. L'élève devient capable
de distinguer, comme de mémoriser, l'organisation des éléments
dans leur ordre mais aussi dans leur superposition. Il commence à faire
des aller-retour volontaires entre différents plans sonores. Il s'implique
avec plus d'autonomie dans une danse en fonction de la structure et du caractère
expressif de la musique. Le recours au codage et à la partition devient
un guide utile. L'accroissement du lexique spécifique pour nommer et caractériser
les sons comme les divers aspects d'une musique devient indispensable. D'une façon
générale, le langage va permettre maintenant à l'élève
de justifier ses choix, ses goûts, de les faire partager, d'inscrire ainsi
des références dans sa mémoire à long terme.
2.2 Répertoire
Très ouvert, le répertoire n'exclut ni
la création contemporaine ni les répertoires populaires du patrimoine.
Le contact avec la musique vivante est essentiel et doit être recherché
aussi souvent que possible. Dans tous les cas, les critères de choix prennent
en compte l'intérêt artistique, la richesse en éléments
contrastés clairement perceptibles, la durée des extraits, leur
nouveauté par rapport au vécu des enfants, la possibilité
qu'ils offrent de nouer des liens avec le répertoire chanté. La
sélection publiée en document d'application concrétise quelques
choix pertinents possibles.
On n'hésitera pas à illustrer cette diversité
de styles situés dans une époque en recourant notamment aux œuvres
les plus connues de la musique classique, en liaison avec le programme d'histoire.
Elles seront utilisées à titre d'exemples, nullement normatifs ou
exhaustifs. Le but demeure d'aider à dépasser l'opposition trop
fréquente entre univers musicaux familiers, médiatisés, et
musiques plus éloignées et savantes : à cet effet, l'audition
réitérée d'œuvres moins familières est nécessaire.
3 - Pratiques instrumentales
Les pratiques instrumentales demeurent encore reliées,
notamment pour les recherches et inventions, à un projet plus large, souvent
projet d'accompagnement de chansons. Les compétences acquises au cycle
2 permettent d'envisager des accompagnements rythmiques plus complexes, voire
des jeux rythmiques sur plusieurs instruments différents. Ceux-ci peuvent
parfois être fabriqués en lien avec l'initiation technologique. La
pratique systématique d'un instrument mélodique, parce qu'elle nécessite
des compétences techniques spécifiques, ne relève pas de
l'école élémentaire. Toutefois, des élèves
qui suivent un enseignement spécialisé peuvent opportunément
faire bénéficier un projet de leurs compétences.
4 - Réalisation de projets musicaux
Les projets musicaux sont indispensables comme lieux
de réinvestissement synthétique des acquis du chant, de l'écoute,
des activités corporelles ou d'accompagnement instrumental. Ils sollicitent
chez l'élève comme chez l'enseignant un travail de recherche et
d'invention, dans le respect des contraintes nécessaires à l'aboutissement
du projet. Ils permettent à l'enfant de vivre pleinement les exigences
de l'interprétation et d'approcher les démarches du musicien, compositeur
ou interprète. Leurs formes peuvent être extrêmement variées
sans toujours exiger des délais de mise en œuvre trop importants.
Le recours à des compétences spécialisées extérieures,
et surtout à des musiciens interprètes ou créateurs, prend,
dans ce cadre, sa véritable pertinence.
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
Être capable de :
- pouvoir interpréter de mémoire
plus de dix chansons parmi celles qui ont été apprises ;
- contrôler volontairement sa voix et son
attitude corporelle pour chanter ;
- tenir sa voix et sa place en formation chorale,
notamment dans une polyphonie ;
- assumer son rôle dans un travail d'accompagnement
;
- soutenir une écoute prolongée,
utiliser des consignes d'écoute ;
- repérer des éléments musicaux
caractéristiques, les désigner et caractériser leur
organisation (succession, simultanéité, ruptures...) en faisant
appel à un lexique approprié ;
- reconnaître une œuvre du répertoire
travaillé, la situer dans son contexte de création, porter
à son égard un jugement esthétique ;
- réemployer des savoir-faire au profit
d'une production musicale ou chorégraphique inventée, personnelle
ou collective ;
- témoigner de son aisance à évoluer
dans une danse collective et dans des dispositifs scéniques divers
;
- exprimer son appréciation pour qualifier
une réalisation dansée, chantée ou jouée, à
la fois comme acteur et comme spectateur. |
ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE
OBJECTIFS
L'enseignement de l'éducation physique
et sportive vise, au cycle 3 :
- le développement des capacités et des
ressources nécessaires aux conduites motrices ;
- l'accès au patrimoine culturel que représentent
les diverses activités physiques, sportives et artistiques, pratiques sociales
de référence ;
- l'acquisition des compétences et connaissances
utiles pour mieux connaître son corps, le respecter et le garder en forme.
En ce sens, elle apporte une contribution originale
à la transformation de soi et au développement de la personne telle
qu'elle s'exprime dans les activités liées au corps.
Depuis la petite enfance, et plus particulièrement
par l'éducation physique et sportive, l'élève construit son
répertoire moteur, constitué d'actions motrices fondamentales :
locomotions (ou déplacements), équilibres (attitudes stabilisées),
manipulations, projections et réceptions d'objets. Ces actions, à
la base de tous les gestes, se retrouvent dans toutes les activités physiques,
sportives et artistiques, sous des formes et des sens différents. Il s'agira
dans ce cycle de les enrichir, les diversifier, les perfectionner, les combiner,
les enchaîner. Bien évidemment, ces actions, simples ou complexes,
ne sont pas construites pour elles-mêmes, mais au travers de la pratique
des activités physiques, sportives et artistiques qui leur donnent tout
leur sens : par exemple, sauter le plus haut ou le plus loin possible (activités
athlétiques) n'a pas le même sens que sauter pour réaliser
une figure ou retomber sur ses pieds (activités gymniques).
L'éducation physique et sportive, par les situations
riches en sensations et émotions qu'elle fait vivre, est un support privilégié
pour parler de sa pratique (nommer, exprimer, communiquer...) sans trop empiéter
sur le temps de l'activité physique, et pour lire et écrire en classe
des textes divers (fiches, récits, documents...).
De façon plus spécifique, elle participe
à l'éducation à la santé et à la sécurité.
Tout en répondant au "besoin de bouger" et au "plaisir d'agir", elle donne
aux élèves le sens de l'effort et de la persévérance.
Elle est également l'occasion d'acquérir des notions et de construire
des compétences utiles dans la vie de tous les jours.
L'éducation physique et sportive contribue à
la formation du citoyen, en éduquant à la responsabilité
et à l'autonomie. Elle offre la possibilité de jouer avec la règle,
de mieux la comprendre, de la faire vivre, et d'accéder ainsi aux valeurs
sociales et morales.
L'éducation physique aide également à
concrétiser certaines connaissances et notions plus abstraites, elle en
facilite la compréhension et l'acquisition, en relation avec les activités
scientifiques, les mathématiques, l'histoire et la géographie...
La danse, activité physique et artistique, approchée
dans toutes ses formes dans les séances d'éducation physique et
sportive, fait le lien avec les activités artistiques (arts visuels, éducation
musicale...).
L'exploitation par l'enseignant de ces divers aspects
est développée dans le document d'application.
PROGRAMME
Le programme d'éducation physique et sportive
permet de construire des compétences spécifiques et des compétences
générales.
1 - Activités physiques, sportives et artistiques,
et compétences spécifiques
Les diverses activités physiques, sportives
et artistiques proposées au cycle 3 ne sont pas la simple transposition
des pratiques sociales existantes. Elles doivent permettre aux élèves
de vivre des "expériences corporelles" particulières, dont les intentions
poursuivies, les sensations et les émotions éprouvées sont
différentes selon les types de milieux et d'espaces dans lesquels elles
sont pratiquées (Incertitude ou non, interaction des autres ou non...).
En s'engageant dans des activités physiques, sportives et artistiques variées,
ayant du sens (affectif, social) pour eux, les élèves peuvent construire
quatre types de compétences spécifiques, significatives de ces expériences
corporelles, réalisant et enchaînant des actions de plus en plus
complexes et variées qui enrichissent ainsi leur répertoire moteur.
Quelques exemples de compétences à atteindre
en fin de cycle, par activité, sont présentés ici. Le document
d'application en donne un développement plus détaillé.
1.1 Réaliser une performance mesurée
- de différentes façons (en forme, en
force, en vitesse...), par exemple : sauter haut, courir vite... ;
- dans des espaces et avec des matériels variés,
par exemple : lancer loin un objet lourd, courir en franchissant des obstacles...
;
- dans différents types d'efforts (relation
vitesse, distance, durée), par exemple : nager longtemps ;
- régulièrement et à une échéance
donnée (battre son record).
Mise en œuvre :
- activités athlétiques ;
- activités de natation.
Exemples de compétences de fin de cycle :
- activités athlétiques :
. courses de vitesse : prendre un départ rapide,
maintenir sa vitesse pendant 8 à 9 secondes environ et franchir la ligne
d'arrivée sans ralentir ;
. courses en durée : courir à allure
régulière sans s'essouffler pendant 8 à 15 minutes (selon
les capacités de chacun) ;
. sauts en longueur : après une dizaine de pas
d'élan rapide, sauter (en un ou plusieurs bonds) le plus loin possible
;
. lancers : courir et lancer de façon adaptée
une balle lestée ou un engin léger (javelot mousse, cerceau) le
plus loin possible, sans sortir de la zone d'élan.
- activités de natation : nager longtemps (se
déplacer sur une quinzaine de mètres dans support).
1.2 Adapter ses déplacements à différents
environnements
- dans des formes d'actions inhabituelles mettant en
cause l'équilibre (grimper, rouler, glisser, slalomer, chevaucher...) ;
- dans des milieux ou sur des engins instables de plus
en plus diversifiés (terrain plat, vallonné, boisé, eau calme,
eau vive, neige, bicyclette, VTT, roller, ski, kayak...) ;
- dans des environnements de plus en plus éloignés
et chargés d'incertitude (bois, forêt, montagne, rivière,
mer...) ;
- en fournissant des efforts de types variés
(par exemple : marcher longtemps, rouler vite...).
Mise en œuvre :
- activités d'orientation ;
- activités d'escalade ;
- activités nautiques ;
- activités de roule et de glisse (bicyclette,
roller, ski, patins à glace) ;
- équitation...
Exemples de compétences de fin de cycle :
- activités d'escalade : réaliser un
parcours annoncé sur une traversée d'un parcours horizontal de 5
m de largeur, sans assurage, en utilisant différents types de prises, dont
les prises inversées ;
- activités d'orientation : réaliser
le plus rapidement possible un parcours de 5 balises en étoile à
partir de la lecture d'une carte où figurent des indices.
1.3 S'affronter individuellement ou collectivement
- affronter un adversaire dans des jeux d'opposition
duelle ;
- coopérer avec des partenaires pour s'opposer
collectivement à un ou plusieurs adversaires dans un jeu collectif.
Mise en œuvre
- jeux de lutte ;
- jeux de raquettes ;
- jeux collectifs (traditionnels ou sportifs).
Exemples de compétences de fin de cycle :
- jeux de raquettes : dans un tournoi à 2, choisir
le geste de renvoi le mieux adapté, et maîtriser la direction du
renvoi pour jouer dans les espaces libres afin de marquer le point ;
- jeux collectifs : comme attaquant (se démarquer
dans un espace libre, recevoir une balle, progresser vers l'avant et la passer
ou tirer - marquer-en position favorable) ; comme défenseur (courir pour
gêner le porteur de balle, ou courir pour récupérer la balle
ou s'interposer entre les attaquants et le but).
1.4 Concevoir et réaliser des actions à
visée artistique, esthétique ou expressive
- exprimer corporellement, seul ou en groupe, des images,
des états, des sentiments... ;
- communiquer aux autres des sentiments ou des émotions
;
- réaliser des actions "acrobatiques" mettant
en jeu l'équilibre (recherche d'exploits) ;
- s'exprimer librement ou en suivant différents
types de rythmes, sur des supports variés.
Mise en œuvre :danse
(dans toutes ses formes)
- gymnastique artistique ;
- gymnastique rythmique ;
- activités de cirque ;
- natation synchronisée...
Exemples de compétences de fin de cycle :danse
- construire dans une phrase dansée (directions,
durées, rythmes précis) jusqu'à cinq mouvements combinés
et liés, pour faire naître des intentions personnelles ou collectives,
choisies ou imposées.
2 - Compétences générales et
connaissances
L'éducation physique et sportive est une des
disciplines les plus favorables à la construction de ces compétences,
qui caractérisent le volet méthodologique des contenus d'apprentissage,
et qui peuvent également être acquises au travers d'autres disciplines.
Ces compétences ne sont pas construites pour elles-mêmes. Il s'agit
pour l'enseignant d'aider l'élève à acquérir des attitudes,
des méthodes, des démarches favorables aux apprentissages, dans
la pratique de l'activité mais aussi dans la vie sociale.
C'est par une pédagogie adaptée que les
élèves apprennent à mieux se connaître, à mieux
connaître les autres, à accepter puis dominer leurs émotions,
à prendre des repères dans l'environnement pour réussir leurs
actions, à comprendre et mettre en œuvre des règles, des codes...
Ainsi, les situations mises en place par l'enseignant doivent permettre à
chaque élève de choisir son niveau de difficulté, de tenter
de nombreux essais en toute sécurité, de pouvoir recommencer s'il
a échoué, de réfléchir avec les autres sur la meilleure
façon d'agir, de pouvoir aider un camarade ou de se faire aider par une
parade ou un conseil...
C'est donc à travers les différentes
activités physiques, sportives et artistiques, lors des séances
d'éducation physique et sportive, que les élèves vont pouvoir
montrer qu'ils sont capables de s'engager lucidement dans l'action (oser s'engager
en toute sécurité, choisir des stratégies efficaces, contrôler
ses émotions...), construire un projet d'action (le formuler, le mettre
en œuvre, s'engager contractuellement...), mesurer et apprécier les
effets de l'activité (lecture d'indices complexes, mise en relation des
notions d'espace et de temps, application de principes d'action, appréciation
de ses actions...), appliquer et construire des principes de vie collective (se
conduire dans le groupe en fonction de règles, de codes, écouter
et respecter les autres, coopérer...).
En construisant les compétences, par la pratique
des différentes activités, les élèves acquièrent
des connaissances diverses : ce sont des sensations, des émotions, des
"savoirs" sur le "comment réaliser" les actions spécifiques, ainsi
que sur les façons de se conduire dans le groupe classe et, enfin, des
informations sur les activités elles-mêmes.
Chacune des compétences générales
peut être détaillée en compétences plus précises,
qui sont présentées dans le document d'application, en intégrant
les connaissances avec des exemples illustrant leur mise en œuvre dans certaines
activités.
3 - Programmation des activités
Une véritable éducation physique cohérente,
complète et équilibrée nécessite une programmation
précise des activités. Celle-ci est placée sous la responsabilité
de l'équipe de cycle. Pour éviter l'accumulation de séances
disparates, quelques principes doivent être respectés.
Dans chacune des années du cycle, les quatre
compétences spécifiques (réaliser une performance mesurée,
adapter ses déplacements à différents types d'environnements,
s'affronter individuellement ou collectivement, concevoir et réaliser des
actions à visée artistique, esthétique ou expressive) sont
abordées.
Chaque compétence est traitée au travers
d'une ou plusieurs activités. Ainsi, la compétence "Réaliser
une performance mesurée" peut être travaillée à travers
les activités athlétiques ou les activités de natation. Il
serait souhaitable, pour que les apprentissages soient réels, que les modules
d'apprentissage soient de 10 à 15 séances. Par souci de réalisme,
le minimum est fixé à cinq ou six séances de chaque activité
pour un module d'apprentissage.
Les trois heures hebdomadaires seront réparties
au minimum sur deux jours distincts par semaine. La pratique journalière,
quand elle est réalisable dans des conditions acceptables, doit être
recherchée chaque fois que c'est possible.
La compétence "S'affronter individuellement
ou collectivement" est obligatoirement travaillée chaque année grâce
à un module d'apprentissage sur les jeux collectifs, traditionnels ou non
(on peut compléter la programmation avec un module de jeux de lutte ou
de jeux de raquettes).
Les compétences générales et les
connaissances peuvent être abordées au travers de chaque activité.
Compétences devant
être acquises en fin de cycle
1 - COMPÉTENCES SPÉCIFIQUES
Les compétences visées, activités
et niveaux à atteindre sont en interaction permanente. À chaque
cycle, ces compétences, de nature identique, se situent à
des niveaux de maîtrise différents, et dans différentes
activités. Le niveau d'acquisition attendu des compétences
suivantes est précisé dans ce texte pour quelques activités.
(Pour plus d'exemples, voir le document d'application).
Être capable dans différentes
activités physiques, sportives et artistiques, de :
- réaliser une performance mesurée
;
- adapter ses déplacements à différents
types d'environnements ;
- s'affronter individuellement ou collectivement
;
- concevoir et réaliser des actions à
visée artistique, esthétique ou expressive.
2 - COMPÉTENCES GÉNÉRALES
ET CONNAISSANCES
Des exemples de mises en œuvre sont
présentés dans le document d'application.
Être capable, dans diverses situations,
de :
- s'engager lucidement dans l'action ;
- construire un projet d'action ;
- mesurer et apprécier les effets de l'activité
;
- appliquer et construire des principes de vie
collective.
Avoir compris et retenu :
- que l'on peut acquérir des connaissances
spécifiques dans l'activité physique et sportive (sensations,
émotions, savoirs sur les techniques de réalisation d'actions
spécifiques...) ;
- des savoirs précis sur les différentes
activités physiques et sportives rencontrées.
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